| Accueil | News | Articles | Photos | Journal intime | Liens | Livre d'or |
|
Articles de la rubrique "Mes textes"
Description de la rubrique
Publié par villiersbg dans Mes textes
Très brièvement, j'exposerai dans cette rubrique tous les textes que j'ai fait ces deux dernières années, peut-ëtre avant...
Roger Hit : texte n° 1 (5 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Je mets ici un texte de nouvelle que j'ai écrite (via copier-coller). Cette histoire a pour personnage principal Roger Hit. Postez des commentaires pour me dire comment je pourrais améliorer mes textes.
L'étrange affaire Dack Bonjour, je me présente, je m'appelle Roger Hit, surnommé Roger King pour les intimes. Je suis détective (tueur quand c'est grave) et spécialiste du maniement du Desert Eagle1 avec du 44. Magnum2, un des plus gros calibres du marché. J'ai une poche dans mon veston et je le porte ouvert régulièrement pour faire plus « agent secret » et j'ai trente-cinq ans. Enfin, passons. Cette nuit d'hiver 2010, je me baladai devant une vieille maison. Son propriétaire était un énergumène du nom de Mr. Fabian Dack. Devant moi, il y avait les docks. Je marchai dans une grosse flaque d'eau. Je mis un instant à comprendre que l'odeur était étrange et qu'il n'avait pas plu depuis une semaine. Le temps de comprendre que je marchais dans de l'essence, un homme avait fait son apparition. Il craqua une allumette et la lança sur moi. Ou c'est ce que je crus. Car l'allumette tomba dans l'essence.
Le feu prenait rapidement, et j'étais au milieu. J'étais pris au piège comme un imbécile. Il ne me restait plus qu'à courir de toutes mes forces. La flaque n'était pas très large et je plongeai dans l'eau glacée des docks. Le feu présent dans mes vêtements s'éteignit. Je parvins à la surface pour voir ce qui se produisait. La flaque avait enflammé la maison. L'homme était toujours là. Il tira un Walther PPK vieux modèle de sa poche. Je tirai mon Desert Eagle. Il tira. Malheureusement, cet homme-là n'avait pas l'air d'avoir passé une école de tir. Moi si. Je tirai. - ??!! La balle s'arrêta. L'homme avait un petit boîtier sur lui. La balle se dirigea vers moi.
J'avais horreur d'agir ainsi, mais c'était un cas de force majeure.
Je sortis mon pistolet et je tirai.
L'homme était mort. Une balle dans le coeur. Sa machine était presque au point, seulement elle ne pouvait contrôler qu'un objet. Je m'approchais du cadavre pour voir ses papiers. Hector Fitz, récompensé du prix Inventra3 en 2009. Taille : 174 cm. Poids : 78,7 kg. Ça me suffisait. Un camion arrivait. Cinq hommes sortirent. Leurs Kalachnikov4 suffirent à me dire qu'ils ne me voulaient pas du bien. Ils épaulèrent. Je courus jusqu'à la maison de Fabian Dack. Je sonnai. Rien. Un homme tira sur moi. La balle toucha la serrure. Je pus ouvrir la porte. La maison était en flammes à l'intérieur. Je pris un extincteur et j'aspergeai devant moi, me créant ainsi un chemin dans les flammes. Je montai au premier. Un homme regardait par la fenêtre assis sur un fauteuil. Je lui dis :
Comme il n'obtempérait pas, je le pris et remarquai un étrange couteau tordu dans le dos de Mr. Dack. Fabian Dack avait rendu l'âme.
********* Mais continuons ... La fumée commençait à atteindre le salon et les flammes commençaient à prendre le premier étage. Désemparé, je sautai par la fenêtre. Erreur ! Je retombai juste devant les hommes du camion. En fait, c'est ce ce que je savais, mais je ne les voyais pas, eux non plus, les cendres et le feu avaient tout entouré. Ce fut la chose qui me sauva la vie. Ma voiture n'était pas loin et je démarrai en trombe, laissant les hommes devant la maison.
*********
Le surlendemain. De la maison de Mr. Dack, il ne restait que des cendres. Des voitures de polices et une ambulance étaient là. Le médecin faisait son verdict :
Je ne compris pas tout de suite qu'il s'adressait à moi. Certes, j'avait fait trois ans dans la police, mais comment pouvait-il me reconnaître aussi facilement ?
Avec cette réponse, ma vie allait basculer.
Je commençai à me sentir mal.
Je me sentis soulagé. Il y avait autant de chances que ce soit le mien que de gagner au loto !
Les jambes me manquèrent et je dus m'appuyer contre l'ambulance.
Je n'avais pas envie d'entendre la suite. Dans les films, on aime bien quand les méchants sont arrêtés par la police sauf qu'ici c'était la réalité et je jouais le rôle du méchant pour un crime que je n'ai pas commis.
Au nom de la loi, au nom de la loi ... cela fait bien deux ans que les policiers enfreignent chaque jour cinquante règles de la loi et ont fait renvoyer les juges pour éviter la prison. Si il y a une loi avec tout ça ... Après les menottes, on m'emmena dans un fourgon. Ils ne m'avaient pas fouillé. J'étais seul. Ce fourgon ne pouvait être ouvert que de l'extérieur. Le conducteur avait baissé la vitre. J'avais oublié que mon Desert Eagle était dans ma poche. Quand je le sentis, une idée germa dans mon esprit. J'orientai mon pistolet avec le silencieux vers mes menottes (disons vers la chaîne au centre). Je tirai. Heureusement, il y avait un embouteillage et le conducteur n'entendait rien. Je me levai et visai le conducteur. Non. Je ne pouvais pas faire ça. Je pris ma crosse et je l'assommai. Le conducteur filait en ligne droite et je vis la falaise se rapprochant à toute vitesse. Je poussai le conducteur. Je sautai. Une seconde trop tard. Je tombai. Une petite corniche m'arrêta, à un centimètre du vide. Soixante mètres. C'était trop. Je m'évanouis.
***************
Je me réveillai trois heures après. J'étais sur la corniche, suffisamment longue pour y dormir. J'étais à deux mètres du sommet. J'avais fait de l'escalade quand j'étais enfant et je n'avais pas perdu mon agilité. Une fois au sommet, je vis une voiture de police, lointaine mais synonyme de prison pour toute personne qui soit. Je courus. Des habitations étaient proches et je vis la maison de Mr. Dack . Visiblement, j'avais tourné en rond. L'ambulance était là. bang ! bang ! Deux détonations retentirent. Je me retournai. Les deux flics m'avaient raté.
C'est pas la meilleure phrase qui soit quand on tire, mais ça surprend suffisamment. Deux balles. Une dans le bras gauche d'un flic, l'autre dans la jambe droite de l'autre flic. Je courus. Une voiture de police arrivait en face. A gauche. A droite. Partout. Je réalisai le piège. Il ne me restait que la maison. Je courus tout en défonçant une porte cramée. Je transpirais énormément. Il me restait quatre cartouches. Je ne pouvais pas leur résister. Je montai au grenier. Dans l'atmosphère calcinée, un objet vert attira mon attention. Je m'approchai. C'était un boîtier rectangulaire. Je lus ce qu'il était écrit : Machine mortelle . Ne jamais utiliser. Il en avait de bonnes ! Un journal à moitié calciné se trouvait là. Je le feuilletai un peu pour enfin découvrir tout ce que j'avais envie de savoir sur cette machine soi-disant mortelle : Quelle nullerie ! Quand j'ai fait cette machine, je ne pensais pas aux autres qui pourraient s'emparer de mon invention. En attendant, Gino l'a fait. Le fonctionnement de cette machine est simple .: Elle tue lentement et vous ressentez la douleur jusqu'à la fin de votre vie. Tant que vous maintenez le bouton appuyé, le virus se propagera. Pourquoi ai_je fait ça ? Je ne peux que me lamenter. Quelle abomination ! Soudain, je vis que des mots avaient été tracés en bas de la page frénétiquement : Detruisez-la. La détruire ? Comment ? J'entendis des pas. Plongé dans la lecture du journal, j'avais oublié les policiers. Je bloquai la porte du grenier. La machine était à coté de moi. Je la pris et la fracassai. Le mur faillit tomber mais la machine était intacte. A cause du vent, la page du journal s'était tournée, et ce qu'il y avait marqué sur cette page m'intéressa : Pour détruire cette machine du diable, il faut être infecté. Sinon, il faut prendre la scie électrique. Mais si vous la détruisez, vous Le reste était gribouillé, mais je lus distinctement «-urrez tous». Était-ce « mourrez tous » ou bien autre chose ? Je dus remettre ces réflexions à plus tard. La porte venait d'éclater. Je pris la machine et montai sur le toit. Du quatrième étage, j'avais le vertige. Les policiers encerclaient la maison. L'un d'eux, muni d'un haut-parleur, était sur une voiture :
Une rafale de mitraillette retentit .
Cette fois j'allais jouer ma dernière carte pour échapper à la mort : le bluff.
Je pointai mon Desert Eagle dessus :
Je me retournai. Fabian Dack était sur le toit.
J'étais au bord du toit . Une rafale fit tomber la gouttière sur laquelle j'étais perché.
Je tombais comme une pierre. Cinq mètres, c'est court. Je retombai sur une multitude de policiers qui amortirent ma chute. Je sortis mon pistolet.
Trente policiers vous encerclent, c'est normal. Je pris mon courage à deux mains. Une carabine avec du .50 BMG5 (c'était écrit dessus) était devant un policier. Je tirai. Trois balles. Trois policiers qui s'effondrent. Je prends la carabine. La panique gagne les policiers. Je dirige la carabine vers la boîte. Je tire. La boîte explose. Dack vient de voir .
Une épaisse fumée verte se dirige vers Dack. Elle l'enveloppe. L'emporte en l'air. Le tue net. Sous le regard effaré de tous. J'en profite pour retourner chez moi prendre un repos bien mérité. 1Pistolet lourd de 9 cartouches qui a fait ses preuves avec moi. 211 mm. 3Prix des inventeurs du monde entier en service depuis 2008 et qui se déroule chaque année. 4Aussi appelé AK-47 ou fusil à pompe, grande portée. 512,7 mm, le 2ème plus gros calibre existant.
Roger Hit : texte n° 2 (5 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Le deuxième texte de Roger Hit :
Le mystère Dack
Bonjour, je m'appelle Roger Hit, trente-cinq ans, barbe de huit jours, tueur recherché par la police pour le meurtre de Fabian Dack. Je porte mon Desert Eagle1 façon .44 Magnum (11 mm). J'ai perdu mon blouson. Moi qui voulais tourner dans un James Bond ! Enfin, passons. En ce début de printemps 2011, je me terrais dans plusieurs endroits. En ce moment, j'étais dans un appartement, avec comme seule échappatoire autre que la porte ... la fenêtre du cinquième étage ! Pour vous le décrire, le voilà : un trois pièces de 50 m² avec les papiers peints déchirés, une forte odeur de moisi flottait dans l'air, un centimètre de poussière recouvrait l'ensemble de l'appartement avec tous ses produits périmés depuis 15 jours, ses fruits, ses yaourts. J'allais donc aux Restos du Coeur tous les soirs. Mais je me rappelais encore mon aventure avec Dack. Quelques mystères subsistaient dans mon esprit :
Tout en pensant à ceci, je croisai deux clochards qui rigolaient bien :
Ils rirent en même temps. Soudain un des deux clochards s'arrêta :
Je m'arrêtai brusquement.
Je courus. Je pris mon pistolet et tirai un coup de semonce. Ils s'arrêtèrent net, tout pâles.
Ils filèrent aussitôt sans demander leur reste. L'un d'eux avait abandonné un petit objet brillant. Un diamant.
Soudain, un bruit de voiture me fit sursauter. La vue d'un gyrophare m'incita à courir. La voiture s'arrêta. Deux hommes descendirent.
Les ignorant, je tournai dans une rue. Du moins, je le croyais.
Ils m'avaient piégé. Enfin, pas tout à fait ...
***
Dix minutes plus tard, les policiers arrivèrent.
Il fut coupé par la voix du premier policier :
En effet, comment s'y est-il pris ? Pour le savoir, revenons dix minutes avant... ***
Je cherchais désespérément quand soudain ...
Quelques minutes après, j'avais réussi à escalader suffisamment haut pour atteindre le toit de la maison. Il ne me restait plus qu'à les attendre ... *** Le premier policier tenta de répondre à leur question2 :
BANG !
La balle passa à un centimètre de mon oreille. Je filai.
Le clochard avait décampé.
Le policier s'écroulait avec son couteau dans le cou et Fabian Dack sortit de la voiture :
***
Plus loin, sur les toits, je filais si vite que je me demande si Carl Lewis aurait pu me battre au 100 mètres ! Atterré par ce que je venais de voir. Je n'aurais pas dû m'attarder près du flic. Mais COMMENT diable Dack était-il encore vivant ? Cet homme-là n'avait pas fini de m'en faire voir de toutes les couleurs ! Un bruit de vent retentit derrière moi. Discret, silencieux, comme à son habitude. Dack.
Dack s'énervait. Je lui posai cette question :
Un homme apparut au coin de la rue. Mais ce n'étais pas un homme. Et je me retins de pousser un cri. La lumière l'éclairait en pleine face, dévoilant un corps transparent, sans jambes.
J'allais basculer quand soudain Dack me dit :
Je m'exécutai ... et mon poing traversa la figure de Dack.
Pris par la panique, je courus ... et fus interrompu net par le bras de Dack.
Aussitôt, une douzaine de silhouettes apparurent. Tous comme Dack. Fantômes et un air réel.
Je n'avais pas grand-chose à faire. Sauter du toit ? Une dizaine de mètres, le représentant en coussins était absent, sa camionnette était en panne et les spectres me bloquaient la route. Attendre la mort ? Ç'aurait été simple, mais JAMAIS je ne céderais. Soudain une fenêtre du toit s'ouvrit et un homme sortit. Il venait probablement observer les étoiles. Il nous vit.
Ma dernière chance venait de s'envoler. Et je remarquai sous mes pieds une lucarne. La chance était avec moi, elle était ouverte. Je sautai ... dans mon trois-pièces.
Je défonçai la porte extérieure du trois-pièces puis j'eus une idée... *** Quelques secondes plus tard les fantômes débarquèrent.
Une fois dehors ...
Un pentagramme était devant eux.
Trop tard ! Le pentagramme avait déjà aspiré deux des fantômes qui disparurent dans une étrange lueur bleutée. Puis trois. Six. Huit. Dix. Douze. Il ne restait plus que Dack, qui s'était éloigné.
Qu'avait fait Hit ? Pour le savoir, remontons au moment où Hit défonçait la porte...
Je défonçai la porte extérieure du trois-pièces puis j'eus une idée... Une idée qui ne reposait que sur des théories extrêmement faibles mais qui pouvait marcher. Je me souvenais d'avoir un livre dans ma bibliothèque sur la magie et de toute façon c'était le seul ouvrage de ma bibliothèque. Il était ouvert sur la table à la bonne page. La page « Comment se débarrasser d'un fantôme ». Selon le livre, il fallait tracer un pentagramme et mettre une bougie par sommet. Si un fantôme passe près du pentagramme, il est aspiré. Pour l'arrêter, écrasez une bougie. Justement, mon paillasson était tracé d'un pentagramme. Quand aux bougies et au briquet, je les gardais sur moi quand il faisait noir. J'entendis du bruit. Je me dépêchai de sortir, d'allumer les bougies, de les poser et de filer dans une rue voisine. *** Dack avait écrasé une bougie. Il regarda le pentagramme :
Et il s'évapora dans la nuit. Je sortis de ma cachette, me barricadai rapidement et pus enfin prendre un repos bien mérité.
1Voir Mr. Dack et sa machine. 2Comment a-t-il fait pour s'échapper ?
Les atomes : Texte n° 1 (3 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Une nouvelle avec comme thème les atomes, qui date d'un peu plus de deux ans.
Atomes en vadrouille1 au XXVème siècle
51 silicium 2009. CRIA(Centre de Recherche Internationale des Atomes)
H2SO4 et toute son équipe étaient en train de construire un des plus fameux prototypes d'ADN2 qu'on ait jamais pu créer. Cet ADN, en apparence comme les autres, était en réalité un véritable cerveau de la recherche atomique. Il répondait à toutes les questions via un ordinateur qui décryptait ce qu'il voulait dire. Par exemple, G-C-T-A-C-G-T-A-G-C-A-T signifiait : « Le béryllium est le 3e élément chimique de la classification périodique des éléments chimiques ». Ils avaient aussi construit une machine à remonter le temps pour savoir si ce que disait l'ADN était vrai.
Le soir, après que tout le monde fut rentré, Phosphore, CH4 et H2O, chargés du nettoyage, se dirent par télépathie:
Pendant ce temps, l'équipe, dans la pièce d'à côté, finissait de dessiner les plans de la machine, pour ne pas s'y perdre, quand soudain, un sifflement strident retentit dans tout le laboratoire. H2SO4 fut le premier à réagir.
Mais personne ne pouvait l'entendre. Tout le monde se bouchait les liaisons sous ce bruit infernal et devait se cacher les atomes car la machine fumait. À l'intérieur, Phosphore régla ( selon les commandes qu'H2SO4 lui avait apprises ) la date.
L'instant était jeté. Personne à présent ne pouvait arrêter la machine. Personne. H2SO4 se jeta sur la machine. Trop tard. Elle commençait déjà à s'élever, trop haute pour lui. La machine frappa ses liaisons. Il se trouva propulsé vers le fond de la pièce. Le cerveau avait été mis en état d'hibernation à cause des intempéries. La machine du trio commença à devenir transparente puis disparut, et ... Des rayures noires et blanches cernaient la machine.
Il n'avait pas le temps d'en dire plus. On arrivait. Tout le monde avait hâte de découvrir ce nouveau paysage .
35 lithium 2147. Au centre d'un « terrain »
Le paysage qu'ils voyaient fit qu'ils ne s'étaient même pas entendus. Les immeubles qu'ils connaissaient étaients tous remplacés par un icosaèdre3 énorme. En regardant sous un certain angle, on pouvait apercevoir deux choses : Un : Il y avait une personne ( mais pourrait-on dire que ce soit une personne ? ) DANS ( pas dans l'épaisseur, à l'intérieur ) chaque face et il y avait un ascenceur central.
H2O pénétra dans l'icosaèdre le plus proche. Le plus curieux était qu'une des faces laissait passer la personne. C'était l'accueil.
Là trop c'était trop. H2O monta dans l'ascenseur central, appuya sur « 15 ». Une fois dans son appartement, il appela les autres. Curieusement, les autres l'avaient fait en même temps que lui.
H2O quitta la pièce.
À présent, suivons CH4. Une fois sorti de son icosaèdre, il part vers les gratte-ciel. Un laser l'arrête. Visiblement, il doit partir autre part, mais lorsqu'il se rend compte qu'il y a des lasers partout autour de lui et que ses amis sont sortis sans encombre, il se rend compte qu'il a été fait prisonnier. Soudain il a une idée. Folle mais possible. Les lasers n'atteignent pas les icosaèdres. Il pourrait donc en escalader un puis appeler ses amis. Il « flotte » au-dessus du sol, ce qui rend la tâche plus facile. Au bout de quelques minutes, il se retrouve en haut puis redescend de l'autre côté.
Tout commençait à devenir clair : on voulait les MAINTENIR dans cette époque. CH4 prit le chemin des gratte-ciel, comme il avait voulu le faire auparavant. Mais il fut projeté vers les lasers. Il aurait dû être réduit en morceaux. Mais, avec une chance incroyable, il se cogna sur un poteau qui devait lancer les lasers. Il choisit donc d'aller vers l'annonce au néon4 qui indiquait : Robots et Cie. Mais à peine avait-il tourné le coin qu'on l'assomma avant de le prendre par ses liaisons.
De son côté, Phosphore, sans encombre, explorait l'intérieur de l'immeuble. Soudain, dans une salle, il vit un coffre-fort entouré d'un halo blanc. Le code était un « cinq chiffres » difficile à ouvrir sauf quand on s'appelle Phosphore. Dix minutes plus tard, il l'ouvrit enfin. De l'uranium ! Une des rares matières qui pouvait anéantir les atomes. Il referma rapidement la porte quand il entendit des pas. En espérant que la personne qui surgissait ne le voie pas ni lui ni la lumière. Mais sa surprise fut encore plus grande lorsqu'il s'aperçut que la personne en question était un atome ( il le reconnaissait à l'ombre ) . Bizarre ! Mais lorsqu'il aperçut ...... H2SO4 en personne qui traînait CH4 dans un chariot, il se retint de pousser un juron et de transmettre un message. Ainsi donc il était venu. Il ne savait pas comment mais il était venu. Il attendit qu'il eut tourné le coin puis il avança. Erreur ! Trois robots surgissaient de l'angle du couloir. Leurs yeux tirèrent dans sa direction. Il voulut se dégager. Trop tard. Un des tirs toucha un électron qui se mit à exploser. Phosphore se muta alors en une véritable bombe atomique pour récupérer son électron. H2SO4, alerté par le bruit avec CH4 dans le chariot qui, en réalité, feignait l'inconscience.
H2O explorait l'immeuble aussi quand soudain, il tomba sur la scène en pleine guerre. Il sauta sur H2SO4 qui ne l'avait pas vu. Tant bien que mal, il put lui arracher un électron. Lui aussi se changea en bombe atomique. Mais en pire. Il en valait trois car il avait perdu trois électrons. Phosphore, blessé et son atome lui faisant mal, dit :
CH4 avait pu s'enfuir du chariot avant qu'il saute (H2SO4) mais les robots étaient « morts ». Ils ne pouvaient pas résister à une force pareille.
Hélas, CH4 avait raison. Lorsqu'ils arrivèrent à l'appareil, il était déjà à moitié enfoncé dans le sol. Ils eurent tout juste le temps de monter à l'intérieur, sélectionner la date de retour et rentrer. À nouveau les lignes noires et blanches, mais sans les impressions. On les sermonna au laboratoire, mais il reste une chose : Où était H2SO4 ? Et ça, parole de héros, il ne le diront à personne. 1En fuite, poursuivi. 2Acide désoxyribonucléique. 3Solide à 20 faces. 4Gaz dont on se sert pour faire colorer les annonces.
Les atomes : Texte n° 2 (3 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Le deuxième texte des atomes, écrit il y a environ deux ans aussi.
Planète inconnue
Dans son laboratoire, le professeur Quark et son équipe avaient fini de mettre au point une fusée permettant de s'élever dans le ciel à la recherche d'autres atomes-P1. Le lendemain, tout le monde prit la machine, mais elle refusa de décoller.
En effet, tout le monde sait chez les atomes que sans AtomEnergiE, un appareil ne peut pas voler. Soudain, par accident, au moment où Quark se trouvait dehors, les liaisons d'Uranium 235 le firent trébucher ( si on peut dire, il était à quelques nanoangströms du sol, ce qui équivaut à quelques centimètres chez les atomes ) et il tomba sur le bouton « Contact A(Atome) » . La machine commença à s'élever dans un bruit assourdissant. Le professeur Quark avait en effet fini de mettre l'AtomEnergiE et allait rentrer dans la fusée mais au lieu de cela, il la vit disparaître dans les airs. Que deviendraient-ils ?
Cependant, dans la fusée, une ambiance noire régnait.
Tout le monde continuait de le foudroyer avec ses liaisons. Désespéré, Uranium 235 prit les commandes du vaisseau en cherchant un atome-P.
Quelques nanosecondes plus tard, l'équipe put mieux regarder l'atome-P. Des bâtiments s'élevaient à perte de vue, les atomes fourmillaient, mais l'équipe sentit que ces atomes craignaient un danger. De la façon dont ils se comportaient et de l'arme dont ils ne se séparaient pas. Au moment où ils allaient questionner les gens, ils s'arrêtèrent net comme sur une ligne parfaitement droite.
Question inutile. Une armada de bombes atomiques ne passe pas inaperçue, surtout pour un atome. Mais que se passait-il là bas ? Quelqu'un leva une liaison où son arme n'était pas accrochée. Presque aussitôt, les atomes se mirent à tirer, à tirer de toutes leurs forces sur les bombes atomiques.
L'atome-P n'explosa pas. Mais des atomes sortirent des bombes atomiques. Le carnage commençait et, visiblement, les atomes rouges ( pas ceux de la bombe atomique, qui, eux, étaient bleus ) n'avaient pas le dessus.
Ils décidèrent donc de retourner au vaisseau chercher un autre atome-P.
Ils se posèrent. Il y avait un code pour sortir. La petite fenêtre indiquait : Entrez votre code d'administration puis faites passer au code-barres votre carte. Suivait un pavé numérique et une fente pour entrer la carte d'identité. N2O tapa son code qui lui avait été attribué dans son diplôme de scientifique : 289233256. La machine afficha : Code accepté. Un voyant vert s'alluma. Sa carte d'identité fut passée au code-barres aussi. Réponse de l'ordinateur : Carte d'identité acceptée. Le deuxième voyant s'alluma. La porte s'ouvrit toute grande, mais des précautions étaient aussi prises pour cela : près de la porte, un compte à rebours commença : 5,4,3,2,1,0 ! Avec une grande force, la porte se referma devant tout le monde. À la sortie, un robot inspecta le proton d'HCl. Après un temps interminable, le robot dit : Vous pouvez passer. Bienvenue à Technologie City !
L'équipe avait beau essayer de ne pas faire attention, mais la technologie grouillait jusque dans les tuyaux ! Ils devaient taper tout le temps des codes, vérifier leur ADA1 et un tas d'autres précautions soi-disant indispensables dans Technologie City. Tout ce manège commençait à leur taper sur les électrons quand soudain, ils furent convoqués par le président de Technologie City.
Ils essayèrent bien de se défendre, mais les multiples prises d'ADA avait permis de tout connaître sur eux, donc de toute manière, un bon crochet du gauche les assomma tous à moitié. Ils virent le président en train de faire quelque chose, mais quoi ? Cet air humain qui n'est pas plus humain qu'un réveil... Soudain, le président se dévissa littéralement la tête pour faire place à un vieil ami. H2SO4 !!! On l'avait cru mort il y a six mois de cela, en compagnie de Phosphore, H2O et CH4 !
H2SO4 appela sa garde. Les robots étaient en très grand nombre et énormes.
Ils s'élancèrent. Si H2SO4 avait regardé un peu plus longtemps les robots, il se serait aperçu qu'ils démolissaient sa maison et qu'il tombaient les uns après les autres dans le vide pour aller s'écraser cent mètres plus bas. En effet, les atomes avaient pu se faufiler entre les robots puis sortir tranquillement. Enfin, presque ... Les robots encore « vivants » avaient démoli l'accueil et semblaient les attendre. Ils refirent la même chose que chez H2SO4 puis repartirent avec leur fusée.
Une fois rentrés discrètement, ils retournèrent chez eux et essayèrent d'oublier cette affaire un peu trop palpitante à leur goût.
1atomes-Planètes 1Acide désoxyriboatomique
Roger Hit : texte n° 3 (5 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Le troisième épisode de Roger Hit.
Bonjour, je m'appelle Roger Hit, je viens de fêter mon trente-sixième anniversaire, je n'ai toujours pas de rasoir et ma barbe est longue de trois centimètres. Je n'ai toujours pas changé d'appartement, on ne m'a pas proposé dans le casting du film « James Bond : Le retour », j'ai piqué une Kalachnikov1 au voisin d'à côté (il prend ses précautions, dis donc !) en plus du Desert Eagle2 armé façon .44 Magnum3. Mes amis (si j'en ai encore) m'appellent « Le traqué » et je suis considéré comme serial killer dans l'affaire Dack (étouffée très vite pour ne pas faire voir la nullité de la police locale) et l'affaire Phantom (nom de code donné suite à un témoignage d'un clochard fou prétendant avoir vu des fantômes). Mais, passons.
En cette journée fraîche de mars 2011, j'étais affalé sur le fauteuil du trois-pièces que je m'étais escrimé à nettoyer. C'est vraiment pas un travail pour les hommes. J'avais nettoyé les vitres, jeté les produits périmés depuis plus d'un mois (tous, quoi), repassé mon linge, lavé le sol, etc ... le nettoyage annuel, quoi ! Mais ma petite vie ne m'intéressait plus. J'avais de plus en plus soif d'aventure. J'avais déjà eu avec Dack 4 de sérieux problèmes. Et voici qu'il m'avait envoyé une lettre. Mais quelle lettre ! Lisez donc :
Bonjour Mr. Hit,
Vous ne m'avez pas oublié ? Non ? Je l'espère. J'aimerais avoir un rendez-vous avec vous demain soir sur les docks. Ce rendez-vous risque d'être un peu spécial, puisque ce sera le seul que vous aurez avec moi. N'amenez aucune arme ! Sinon...
Dack
Je dus donc reprendre mes habitudes. Et je sentais curieusement qu'on m'espionnait depuis hier. J'entrouvris un rideau. Un homme était devant la maison. Il avait l'air soucieux et tenait une arme dans sa main gauche. J'ouvris la fenêtre. Je pointai ma Kalachnikov vers lui. Je m'arrêtai. Cet homme avait l'air étrange. Un air que je connaissais.
******
Dack rongeait son frein sur les docks. Trente-six heures s'étaient écoulées depuis l'envoi de la lettre. Il ne devait plus tarder. Soudain Hit vint enfin.
PAN ! Un coup de feu retentit dans la nuit noire. La lune se dévoila enfin, révélant Johnson sur le toit voisin.
Je vis Johnson faire un signe.
Sur ces mots, Dack s'évapora. La police commençait à foncer sur les docks. Il me restait deux chances :
S'ensuivit une poursuite mémorable. Je bondissais au-dessus des caisses empilées n'importe comment, au grand dam des policiers, qui avaient énormément de mal à ne pas se faire distancer. Malheureusement, quand je ne vis plus personne derrière moi, je sus qu'ils utiliseraient les grands moyens : le détecteur de métaux longue distance qui émettait un signal d'alarme si les policiers trouvaient du métal sur quelqu'un. C'est interdit de porter du métal sur soi, mais on a déjà entendu des grosses sonneries sur les policiers. Un rayon jaune passa à cinq ou six mètres de moi : le champ de détection du détecteur de métaux. Je me réfugiai derrière une caisse. Ne pas faire de bruit. Pas le moindre bruit. Pas le moindre ... CRAC !
Je préférais rester muet devant cette ironie du sort. Les policiers, non.
J'étais cuit. Le bord des caisses donnait malheureusement sur la mer. C'était marée haute, il n'y avait qu'un mètre entre la mer et moi. Mais ! Il y avait un minuscule bateau pour une personne. Ma seule chance de salut !
**********
Soudainement, une déflagration secoua tout le quai.
Soudainement, trois tirs retentirent. Les trois policiers tombèrent et je sortis. Qu'avais-je donc fait ? Remontons le temps pour regarder trente secondes avant l'explosion ...
Il y avait un minuscule bateau pour une personne. Ma seule chance de salut ! Soudain, je vis une masse blanche dans le fond : du plastic ! Le détonateur s'actionnait quand une masse était sur le bateau. C'était un piège ! Un cercueil flottant ! Je me cachai derrière une autre caisse. J'entendis les voix de deux policiers. Je lançai discrètement une petite caisse sur l'embarcation. Elle explosa aussitôt. Je pris ma Kalachnikov et je tirai vers les trois policiers. Ils tombèrent comme des mouches et je bondis par-dessus la caisse.
****
Voyons du côté de Dack : Encerclé par une dizaine de policiers, il ne pouvait pas faire grand-chose... Enfin, si :
Les policiers qui l'encerclaient s'envolèrent et disparurent. Au bout d'un certain temps, Dack commença à devenir translucide puis disparut lui aussi. **** Dans un endroit où personne n'a jamais mis les pieds et où personne n'oserait s'aventurer, que personne ne connaît :
Une immense clarté envahit la pièce, et Dack apparut, un genou en terre :
Dack allait partir quand :
***********
Revenons à Hit : J'avais réussi à prendre la fuite et à rentrer dans mon trois-pièces. Harassé de fatigue, je m'endormis.
***
Pas très longtemps. J'entendis des craquements. Je regardai ma montre : Quatre heures du matin. Sûrement un rat ! Je pris mon balai. Une clarté illumina soudainement toute la pièce d'à côté. Quelqu'un devait jouer avec le groupe électrogène. Je tressaillis en voyant dans la lumière toute proche Dack ! Il était donc toujours vivant ! Le pentagramme ne l'avait pas aspiré ? Comment avait-il fait pour s'échapper ? Et pour rentrer ici ? Une foule de questions germa dans ma tête. Je pris ma Kalachnikov et me dirigeai dans la pièce.
Aussitôt dit, aussitôt fait : la carabine alla droit dans les mains de Dack.
Dack dut me répéter deux fois l'information pour que je comprenne.
C'est alors qu'un éclair blanc zébra le ciel. Autour de Dack flottaient des cercles bleus qui m'enveloppèrent à mon tour. Toute résistance fut vaine. Je ne pouvais pas toucher ces cercles. Tout à coup, une lumière blanche intense me força à me protéger les yeux. Puis je vis autour de nous, le vide. J'étais en l'air. J'avais l'impression que de l'acide sulfurique me traversait. Je n'allais pas tenir très longtemps, même avec de l'air ... 1AK-47, fusil, grand angle de visée. 2On le voit souvent dans les films, il a fait ses preuves avec moi. 3Calibre 11 mm. 4Voir « Mr. Dack et sa machine » et « Le mystère Dack » 5Explosif puissant, ne pas confondre avec plastique.
Roger Hit, texte n° 4 (5 pages + 1 ligne de 6e page)
Publié par villiersbg dans Mes textes
La 4ème nouvelle de Hit arrive ! Elle a été écrite il y a une semaine et demi. Pour rappel, toutes ces nouvelles sont des premiers jets, on peut encore peaufiner...
L'univers de Dack
Bonjour, je m'appelle Roger Hit, trente-six ans un jour, sans rasoir avec une barbe longue de trois centimètres. Désolé de ne pas pouvoir faire de commentaire sur mon appartement car je suis emporté par Dack. En attendant, il reste les James Bond : mon blouson est déchiré donc ça m'étonnerait que j'arrive au casting. Pour le moment, je m'en fiche, puisque Dack me fait vivre toute autre chose. Venons-en donc au fait...
Dack m'emporte dans l'espace et quelque chose me dissout et je ne crois pas tenir bien longtemps...
Un peu de courage, c'est ça ! En attendant, ce qui me dissolvait était l'air : il n'était pas du tout comme le nôtre et brûlait les poumons. Heureusement, on arrivait. La bulle s'ouvrit, laissant passer de l'air pur. Je regardai où nous étions. Pas de gratte-ciels futuristes comme je me l'avais imaginé, mais des maisons un peu bizarres : elles avaient la forme d'un petit Y avec le toit en bas et les gens à l'envers ! Soudain, j'eus un sursaut de frayeur : une énorme boule de feu passa juste à ma droite et enflamma un bosquet.
Une sorte de sanctuaire rouge apparut. Nous traversâmes sans difficulté le mur. Une créature blafarde nous attendait, une sorte d'humain mais imaginez-vous un humain faisant trois mètres et demi de haut, qui brille dans le noir, avec une figure, des bras et des jambes déformées. Ce n'était pas beau à voir. Cette créature étrange semblait être le maître de Dack.
Je voulus placer mon mot :
Soudainement, un petit point rouge apparut dans le sanctuaire puis grossit jusqu'à devenir un globe presque parfait d'un léger teint indigo.
Je le coupai net :
D'un air timide, comme s'il redoutait cette question, il me confia :
Ma voix fut rapidement étouffée. Je ressentis soudainement une secousse électrique intense et m'effondrai sur le sol. *** Pendant ce temps, sur Terre, le MondioPrésident1 recevait une étrange missive . Après le contrôle de lettre, le président lut : Bonjour monsieur le MondioPrésident, Moi, chef des Hrykälmöns, vous sommons de préparer un maximum de fusées possible pour évacuer la planète et aller vers un monde meilleur, Uretöm. Cette planète est à trois jours de fusée, une sonde vous ouvrira le chemin. Si vous refusez mon offre, votre pauvre planète en surpopulation depuis un siècle ne tiendra pas longtemps et sera détruite dans une semaine par mon concentré cancérigène et sera rayée de la carte avec l'énergie suratomique. A prendre ou à laisser. Enron, chef des Hrykälmöns.
Le président jura en russe et donna un coup brusque sur la table puis hurla à un homme au fond :
*** Je me réveillai dans une cellule de prison comme on en voit dans les films. Je me massai le crâne. Puis je regardai la cellule. Il y avait en guise de mobilier un lit pliant, une petite table en bois pourri, probablement pour pouvoir manger, et une petite chaise. Soudain, dans un coin de mur, je vis une sorte de rectangle vert phosphorescent. Il faisait noir et je butai sur une dalle légèrement plus haute avant de m'étaler sur le mur. Je me relevai. Ce rectangle ressemblait à un visiophone. Un visage apparut, aussi horrible que celui du sanctuaire et une voix s'échappa de je ne sais où et me dit :
Je ne pouvais pas trop réfléchir, il me fallait trouver en vitesse l'ouverture de la porte. Je le trouvai en deux secondes sous la table. C'était presque trop facile. Cela devait bien cacher quelque chose. Avant d'appuyer, je regardai le jour : 5 mars 2011. J'avais été assommé un jour ! J'appuyai. La cage s'ouvrit. La voix me dit :
Comment ça un autre univers ? Un vent glacial me parcourut l'échine. Il faisait noir dehors. Le couloir de la prison. Je marchai ... et m'arrêtai au bord du vide ! Je m'accoutumai rapidement à la pénombre et vis une petite plateforme après la cellule. Plus loin, le vide. J'entendis un petit bruit de moteur et entr'aperçus deux réacteurs.
Poutt... Poutt... Poutt... KAPUTT !
*** Pendant ce temps, dans la navette du MondioPrésident :
Une voix mécanique annonça :
Le général déglutit.
Le général n'était pas à l'aise.
*** Je tombai comme une pierre dans mon cercueil volant, ou plutôt tombant. Un énorme vaisseau était à quelques mètres. Il devait probablement charger les prisonniers à son bord. Soudain une lumière m'éblouit. Je vis un point noir qui grossissait vite, très vite... *** Le général ferma les yeux, puis les ouvrit. Les étoiles les environnant avaient l'air de comètes.
Soudain, le général vit une plateforme qui tombait sur le vaisseau, vite, très vite... *** J'avais évité la collision avec la plateforme et une sorte de comète. J'avais cru distinguer la forme d'un petit vaisseau. J'étais à un bon millier de mètres au dessus du sol et... Mais !!! J'allais respirer les vapeurs toxiques. Non. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Et puis ce vaisseau... S'il était équipé du SLL, vu sa vitesse, ça pourrait être celui du ... MondioPrésident ! C'est le seul vaisseau qui possède le SLL. Mais pourquoi venir ici ? Il allait bientôt rencontrer Dack. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pensé à lui. Soudain une voix affolée lança :
Cela me laissait du temps. Soudain, à quelques mètres en-dessous de moi, je vis le vaisseau géant, encore à une centaine de mètres il y a une minute et demie. A un mètre au-dessus du vaisseau, la plateforme fut soudainement emportée comme un fétu de paille. Je tombai sur le toit du vaisseau. Je remarquai une porte dans le vaisseau. J'entrai. Je tombai dans une petite pièce noire. Probablement un placard à balais. Je sortis. Et je rentrai dans une salle de bal immense. Il devait bien y avoir une centaine de gens là-dedans. Mais ils étaient tous horribles à voir. C'était indescriptible. C'était à se demander comment ils arrivaient à danser. Soudain, deux voix, dont une que je connaissais, hurlèrent :
C'est alors que je compris qui c'était. Je me tassai près du MondioPrésident.
Et tout le monde s'approcha. Et lut cette fameuse lettre : Bonjour monsieur le MondioPrésident, Moi, chef des Hrykälmöns, vous sommons de préparer un maximum de fusées possible pour évacuer la planète et aller vers un monde meilleur, Uretöm. Cette planète est à trois jours de fusée, une sonde vous ouvrira le chemin. Si vous refusez mon offre, votre pauvre planète en surpopulation depuis un siècle ne tiendra pas longtemps et sera détruite dans une semaine par mon concentré cancérigène et sera rayée de la carte avec l'énergie suratomique. A prendre ou à laisser. Enron, chef des Hrykälmöns. Tout le monde eut un mouvement de recul horrifié après avoir lu la lettre et se tourna vers la direction d'Enron. Ce dernier avait disparu. Je me lançai dans la direction où il était. J'aperçus des petites fusées destinées à se sauver en cas d'incendie ou d'attaque. Dans la prévoyance de ce dernier cas, elles étaient de vrais monstres de combat. Enron était dans l'une d'elles. Je sautai dans une deuxième qui décolla aussitôt. Les commandes étaient faciles, comme pour une voiture sans levier de vitesse, avec un moteur-fusée, la possibilité de tirer, et de pouvoir aller vers le baaaaas et le haut ! Enron m'avait vu et commença à me canarder. Je me réfugiai dans l'ombre du vaisseau. Enron passa sans me voir. Je tirai. Le projectile mit un des six moteurs hors service. Je préférai filer. C'est étrange comme ça se maîtrise vite ! Je vis des projectiles violets devant moi et je vis sur le tableau de bord un gros bouton « Missile à tête herposix ». J'appuyai. Un énorme missile (étonnant qu'on puisse mettre ça dans une carlingue si petite !) avec une tête bordée de lames fonça sur Enron et détruit le vaisseau. Le carburant commençait à manquer et j'eus juste assez de carburant pour m'arrêter juste devant le vaisseau dans l'espace (il avait pris de l'altitude !!!) pour enfin comprendre que ma dernière chance pour rentrer sur Terre venait de s'évaporer : j'étais pris au piège.
Hit pourra-t-il rentrer sur Terre ? Vous le saurez dans le prochain épisode. FIN DE L'ÉPISODE 1Président du monde entier élu fin 2010 pour dix ans. Son nom : Alexandr Sanma (russe) 2Suivre La Lumière.
Roger Hit : texte n °5 (5 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Après presque un mois d'absence, Dack est de retour ! Dégustez cette cinquième nouvelle :
Futura Bonjour, je m'appelle Roger Hit, 36 ans et quelques jours en 2011, je suis maintenu sur une planète étrange, je me demande s'ils font James Bond là-bas... Enfin, je n'arrive pas à rentrer chez moi bien au chaud... Enfin, passons. Je ne sais pas le temps qu'il fait sur Terre donc on ne va pas commencer par « C'était une journée fraîche... » mais par « Je suis maintenu sur Uretöm... » donc : Je suis maintenu sur Uretöm en mars 2011, bien loin de la Terre. Je cherche à rentrer sur Terre. Je ne sais pas comment. Pour le moment, perdu dans mes pensées dans le vaisseau où j'ai embarqué pour descendre Enron, je ne vois pas pas que je heurte le vaisseau. Le choc me remet les pensées à l'endroit. Il faut que je sorte. L'oxygène n'est pas inépuisable là-dedans ! J'explorai brièvement le vaisseau pour voir dans un tiroir un scaphandre. Je le mis. Je sortis. Et puis, je ne sais pas si c'est l'oxygène ou l'apesanteur, mais je me mis à rire comme une baleine. Je ris, incapable de me contrôler. Personne ne pouvait m'entendre, mais je riais. Je riais. Et puis, tout en riant, je me dirigeai vers une entrée du vaisseau. Je passai dans un sas où j'enlevai rapidement mon scaphandre. Devant moi, il y avait trois couloirs. Aucun n'était éclairé. Celui juste devant moi était froid, celui de droite me réchauffa et celui de gauche ne dégageait ni chaleur ni fraîcheur. Je résolus d'aller vers ce dernier. Le couloir était en forme de coupole de métal, le bruit de mes pas résonna dans le silence. J'aboutis à une salle dont la porte indiquait : « Cryogénisation ». Je tournai la poignée puis tentai d'entrer. Sans succès. Je revins dans le couloir. Et j'entendis un brouhaha de voix entremêlées. *** Sitôt le vaisseau d'Enron disparu, les T-78 (matricule de gardes de l'empereur Enron) s'emparèrent de Sanma (MondioPrésident). Il tenta bien de se débattre, mais un tampon de 45-C ou chloroforme, l'endormit. Il se réveilla plus tard, ils sortaient de la salle et se dirigeaient dans un couloir en forme de coupole de métal qui amplifiait le bruit des pas. Le MondioPrésident remarqua qu'il faisait très froid :
Il tenta de se dégager.
Un bruit l'interrompit alors qu'ils prenaient un couloir où il n'y avait ni chaleur ni fraîcheur. Un bruit de pas amplifié. ***
Je vis le couloir. la sorte de coupole faisait bien cinq mètres et je pouvais, grâce aux multiples trous, escalader le sommet de la coupole. Ils se trouvaient à une cinquantaine de mètres et ne m'avaient pas vu.
*** Une minute plus tard les T-78 arrivaient. Ils ne remarquèrent rien. Pourtant leurs yeux étaient de véritables yeux de lynx ! Ils scrutèrent.
*** Pendant ce temps, agrippé à la paroi comme je pouvais, j'assistais à la scène sans pouvoir agir. Le MondioPrésident allait se faire cryogéniser ! J'escaladai comme je pus et je me retrouvai en haut de la paroi juste devant la porte noire. Elle était entrouverte. L'autre garde me tournait le dos. Il me fallait trouver une diversion. Et je vis, sur la paroi juste au-dessus du garde resté devant la porte, un morceau de métal qui pendouillait. J'arrivai juste au-dessus du garde. Je pris ce morceau et le lançai. Il tomba quelques mètres devant le garde qui alla voir dans cette direction. L'autre étant allé dans la salle de cryogénie1, je descendis rapidement pour y entrer. Le spectacle était encore plus macabre que je ne le pensais. Un froid glacial s'installa sur ma colonne vertébrale, décidé à ne plus bouger. Une odeur pestilentielle régnait. La salle devait plus servir de cimetière que de cryogénisation normale. Je vis soudain dans le fond le MondioPrésident qui hurlait à l'aide. Je résolus de ne pas faire le moindre bruit. Grossière erreur ! En effet, de la glace dans un sarcophage de cryogénisation ne reste pas longtemps là-dedans. A l'ouverture d'un sarcophage, la glace partait avec. Et, juste à côté de moi, un sarcophage s'ouvrit. Pour une raison inconnue, mais de la glace tomba devant moi. Je continuai de marcher et je glissai. Ma culbute me fit faire un splendide roulé-boulé qui s'acheva devant un T-78. Il y eut un grésillement émis par le T-78.
Un instant plus tard, la porte s'ouvrit en compagnie de quelques gens :
Je fus surpris par l'arrivée de ce dernier. Son vaisseau n'avait-il pas explosé avec le missile à tête herposix3 ? Je ne pus pas me poser beaucoup de questions. En effet, Enron venait de dire un ordre dans une langue que je ne comprenais pas. Ce que je savais, c'est que ce n'était pas pour me faire du bien. En effet, le robot venait de sortir un canon plasma-acide4 de ses multiples poches. Il le pointa vers moi. Soudain, je vis un boomerang électrique se précipiter vers le robot et le tuer net, en aspergeant un énorme mélange plasma-acide qui faillit me toucher. Une goutelette tomba sur le bout de mon vêtement. Une seconde plus tard, le bout avait disparu. De la fumée s'éleva en épaisses volutes et quand celles-ci disparurent, le délégué de Brital était parti, le T-78 finissait de dissoudre sous sa carapace de fer. J'étais donc seul contre Dack et Enron. Soudain, je vis une petite télécommande dans la main d'Enron. Il appuya sur un bouton où je réussis à lire « Cryogénisation de la salle ». Puis Dack et Enron partirent. Pendant ce temps, je vis le T-78 qui avait donné l'alerte enfermé dans un sarcophage. Il commençait à faire froid. Je décidai de me mettre dans un sarcophage vide. La température était bonne. Dans la salle, le thermomètre indiquait - 145°C. Soudain, je sentis qu'on m'avait placé une perfusion. Le liquide m'endormait progressivement. Avant de sombrer, je me posai une question : Qui avait bien lancé le boomerang électrique ? 2047. ZONE INTERDITE 32.
Je me réveillai. Combien de temps s'était-il écoulé ? Six mois ? Un an ? Je regardai ma montre : 15 h 03, 8 juin 2047.
Je ne pus retenir un cri. Je sortis du sarcophage. Apparemment, le vaisseau était au sol. Je sortis. Et j'étouffai une exclamation. Des dizaines d'hommes tournaient le dos au vaisseau en faisant un carré d'une centaine de mètres et en l'air, on pouvait lire sur un écran : Zone interdite 32. Toute personne surprise dans cette zone sera reduite au grade de Gazso. Je me demandai :
Je compris trop tard que j'avais parlé à voix haute. Les gardes se retournèrent. Ils tenaient à la main une sorte de balle. Je dis :
Et des traînées bleuâtres jaillirent des balles, me faisant faire un vol plané de plusieurs mètres en hauteur et en longueur, et je retombai au sommet du vaisseau.
Ils se ruèrent vers le vaisseau. J'essayai bien de me défendre, mais ils me maîtrisèrent presque aussitôt. Je fus conduis dans un poste de la police (le mot avait été remplacé par N.A.L.R.5) locale. ** On me fit passer un véritable interrogatoire. L'agent me dit :
Je croyais qu'il allait me torturer avec mais au contraire, il me donna des gants anti-courants électriques et les deux objets.
Le pot faisait un demi-litre. Le sergent me tendit une petite boîte :
J'appuyai. Un icosaèdre8 géant avec des bords bleu électrique parut sortir de la boîte. Il y avait une sorte de spirale qui se formait à l'intérieur. Le sergent me dit :
Je ne bougeai pas. Je savais que ce téléporteur me conduirait vers le bagne.
Le sergent sortit un câble électrique de sa poche. Il le leva vers moi. Une violente secousse me propulsa dans la spirale de l'icosaèdre. Les sensations que j'éprouvai à ce moment-là étaient totalement bizarres. Tout d'abord, j'eus l'impression que mon estomac se contractait, puis j'eus une impression de tristesse d'aller au bagne. Ce fut tout. Trois secondes plus tard, j'arrivai. Une pancarte délabrée sur une porte à quelques mètres indiquait : Bagne Robota III Je regardai autour de moi. Il y avait une personne. Elle me dit tout en brandissant un pot d'acide ouvert :
J'entrai. Et c'est là que je vis deux personnes que je connaissais bien. Elles se trouvaient à gauche de la porte. Enron. Dack. Dans ma stupéfaction, je n'entendis pas la personne me dire :
Je sortis de ma stupéfaction :
Je pris mes objets et je me dirigeai vers la place indiquée. Mais je me posais tout de même une question : Pourrai-je un jour revenir à mon époque ? Et si oui, comment ? Hit pourra-t-il un jour revenir dans son époque ? Pour le savoir, lisez l'épisode suivant. 1Conserver quelque chose au zéro absolu. En 2011, on cryogénise à l'hélium (glace pour les sarcophages de basse qualité) pendant un mois maximum. Sur le vaisseau, on peut conserver un corps trois siècles. 2Planète découverte en début d'année, ses habitants sont plutôt pacifiques. 3Missile de technologie razettienne (pays en guerre). 4Technologie razettienne, un canon projette du plasma, l'autre de l'acide sulfurique, en se mélangeant, c'est meurtrier. 5Non A La Révolution. 6Cette formule n'a jamais existé, rassurez-vous. 7Travail en tchèque. 8Solide de vingt faces.
Meurtre (4 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes Un meurtre et une enquête, tout cela donne cette nouvelle ... Bonne lecture ! Meurtre Minuit. Une ombre se profile sur les murs noirs de la ville. Un vieux pêcheur est assis dans sa barque. Un cri à vous glacer le sang retentit.
Le pêcheur se retourne. Une lumière est allumée et on voit nettement deux hommes, L'un d'entre eux est armé d'une sorte de couteau, l'autre d'une batte de base-ball. Bientôt ce dernier s'effondre, frappé par le coup mortel. Le vieux pêcheur avise une cabine téléphonique à une centaine de mètres. Il décroche et compose le numéro de la police. Rien. Aucune tonalité. En effet, dans l'après-midi, on avait annoncé une coupure de courant. Quelle guigne ! Et le plus proche commissariat de police était à une trentaine de kilomètres : c'était un trou paumé. Il prit un couteau de cuisine et sa pique à brochettes (il enlevait les arêtes sur son bateau) et se dirigea vers la maison. Il y a un digicode : heureusement, il connaît tous les codes de la ville. Une fois la porte poussée, il se dirige vers le premier étage. La lumière est allumée, Quelques gouttes de sang scintillent devant la porte. Un type gras est derrière la porte. Il range des affaires avec des gants. Le type aperçoit le pêcheur. D'un fulgurant coup de poing, il l'envoie valser à l'autre bout de la pièce. Le pêcheur trouve un revolver et tire sur l'homme qui s'enfuit. Il est touché. Le pêcheur sonne chez les locataires.
Les locataires rétorquent :
Le pêcheur était tellement sidéré que personne ne put s'occuper d'un meurtre que, d'une voix vraiment très forte ( de quoi redéboucher les tympans d'un sourd !! )
Ils grommellent tout en allant voir. Soudain, ils ont l'air de se réveiller quand ils voient le corps. Des cris retentissent dans l'immeuble. Le pêcheur rentre chez lui et allume la télé : On annonce que la panne de courant en France a été rétablie ... Le pêcheur se jette aussitôt sur le combiné. Une fois le numéro de la police composé, une voix féminine retentit :
Le pêcheur raccroche. De toute évidence, personne ne va venir ici. Il sort. Les taches de sang ne sont pas encore sèches. Il les suit. Elles mènent à un entrepôt que personne n'aime fréquenter : Les bandes y sont redoutables. Il entre précautionneusement à l'intérieur. Un bruit sourd retentit à la cave. Et là, le pêcheur voit un homme gras comme celui qui l'a bousculé, sauf qu'il est mort. Il s'approche. Le geste qu'il ne fallait pas faire ! Une matraque siffle et l'assomme. Un temps indéfini après, il émerge enfin du sommeil. Il remarque soudain qu'il est attaché. Des voix retentissent, amplifiées par l'écho.
Le pêcheur n'a pas perdu un mot de la conversation. Soudain, quelque chose l'aveugle : un morceau de verre ! Cinq minutes plus tard, il sort de sa cellule ( ils ne l'avaient pas verrouillée ). Dans le couloir, un meuble est posé. Dessus, un pistolet ! Encore heureux, il avait fréquenté des écoles de tir. Un silencieux était posé à côté, ainsi que des gants. Il enfila les gants et vissa le silencieux. Un type arrivait ! La chose qu'il ne remarqua pas était l'échelle. Quelqu'un descendit de l'échelle, le bâillonna et le ligota par derrière.
Pendant ce temps, les locataires réveillés dans l'immeuble n'avaient pas perdu de temps. Contrairement au pêcheur, ils avaient réussi à crier assez longtemps dans le téléphone ( ils s'en étaient presque arraché les cordes vocales ) pour pouvoir parler avec le commissaire.
Le locataire raccrocha. Il était une heure douze. Qu'il se dépêche, cet imbécile de commissaire ! Histoire de ne plus y penser, il alluma la télé : On nous annonce un meurtre à Montignac. Le commissaire Bigard est en route ... Il zappe : Aujourd'hui, notre super feuilleton policier «Quitte ou double» ... Il éteint. Rien d'intéressant à la télé. Soudain, un vrombissement retentit. Une moto, sans doute. Le commissaire a fait vite ! Mais est-ce que le commissaire voyagerait seul et tirerait sur la maison avec un pistolet ?
Cinq cents mètres plus loin, le commissaire et sa troupe filaient à toute allure vers l'immeuble. Quand ils arrivèrent, ils ne virent qu'un bâtiment percé de trous, puis virent un motard s'enfuir à toute allure. Deux motos le prirent en chasse. Une rafale de mitraillette retentit. Une des motos qui suivaient le motard tomba. De sa voiture, le commissaire vit des taches de sang. Il aboutit à l'entrepôt, où il s'arrêta et descendit. Arme au poing, il avança. Une détonation étouffée retentit. Il riposta.
Il se dirigea vers l'endroit d'où provenait le cri, et découvrit ... le pêcheur !
Une sonnerie retentit. Un juron l'accompagne :
Le commissaire tire. Un homme tombe, mort. Il revient dans sa voiture et constate qu'un message a été laissé sur son GSM : CAPTURE CHAUFFARD DE LA ROUTE. Il arrive. Les policiers posent déjà au motard une tonne de questions. Il explique :
Les policiers mirent le type sous les verrous et c'est ainsi que se termina cette sordide affaire. FIN
Roger Hit : Texte n °6 (5 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes Dans les méandres du temps Bonjour, je m'appelle Hit, Roger Hit. J'ai 36 ans et j'ai été cryogénisé de 2011 jusqu'en 2047, où on m'a fait prisonnier. Survivrai-je ? Retrouverai-je un jour mon époque ? Tout cela n'est hélas que supposition. Excusez-moi, il faut que je vous quitte un instant, sinon ils vont me fouetter à coups de câbles électriques. Enfin, passons.
Je suis dans le bagne Robota III. Je suis prisonnier durant un mois et demi dans ce fichu bagne. Je comptais revenir sur Terre, eh bien c'est réussi. Mais j'aurais voulu y revenir libre et dans mon époque ! Mais attendez que je vous explique mon travail dans ce bagne : Nous devions dissoudre des pierres qui m'étaient jusqu'à présent inconnues, comme la driorite1, la sraite2 et j'en passe. Nous descendions à des kilomètres de la surface, via des tunnels qui, étonnement, ne se rebouchaient pas. La chaleur était intense : 45°C avec les refroidisseurs qui pouvaient refroidir la température jusqu'à 1000°C de moins. Avec quatre refroidisseurs, on pouvait aller très loin, jusqu'au noyau externe, peut-être. Sans les refroidisseurs, à mon altitude (50 km en-dessous du sol), les températures allaient jusque 1100°C.
Pour le moment, je devais dissoudre dix-huit pierres de driorite, très rares. J'en dénichai une dans le mur du fond. Nous avions une puce antigravité, qui nous permettait de nous déplacer comme si on était en apesanteur. Les refroidisseurs avaient le même système, sauf qu'ils pouvaient se déplacer en plus. Les refroidisseurs vous entouraient d'une sorte de plastique bleu transparent qui vous protégeait du chaud et du froid. Enfin, à plus de 1020°C, les refroidisseurs n'arrivent pas à bloquer la chaleur. Et il faisait 1045°C.
Je me déplaçai jusqu'à la pierre de driorite. Elle était solidement encastrée dans la paroi. Je versai trois gouttes d'acide puis me mis à cinq mètres. La pierre explosa, projetant une langue de feu de trois mètres et demi. Une petite pierre d'un orange étincelant tomba de l'endroit où était la pierre cinq secondes auparavant. Je l'attrapai au vol. Je la mis discrètement dans ma poche. Personne ne m'avait vu. Je regardai le pot d'acide. Il était à moitié vide. Cela faisait un mois et demi que je cachais des pierres, que j'étais arrivé ici, et personne ne m'avait libéré. J'avais pourtant rapporté le nombre de pierres nécessaires. Soudain, je vis quelqu'un me faire un message en morse3 du haut du tunnel. Il voulait me voir. Je remontai. La personne qui avait fait le message était un vieux général, qui me dit :
J'étouffai un juron. Johnson ! Décidément, il ne m'accorderait pas un instant de répit, même dans une autre époque ! Malgré tout, j'allai à la grille où un garde dit à Johnson, de l'autre côté :
On me conduisit dans une cellule d'attente truffée de capteurs, de micros, de caméras et de drons4. Ces derniers me faisaient particulièrement peur, mais la peur nous faisait trop transpirer, il fallait donc penser à autre chose ... Johnson arriva. Cheveux poivre et sel, moustache grise, points noirs sur le nez et cernes sur les yeux fatigués, si on ne m'avait pas dit que c'était Johnson, je l'aurais pris pour un visiteur classique.
On nous emmena dans une cellule spacieuse, confortable en apparence, mais qui était exactement comme la précédente, dangereuse. Elle contenait deux fauteuils, un pour le détenu et un pour celui qui désire lui parler, le tout séparé par une vitre blindée de cinquante centimètres résistant à l'acide carbonogène5. Johnson chercha ses mots, ne les trouva pas puis griffonna frénétiquement un papier pendant quelques minutes, s'arrêtant parfois pour lever les yeux au ciel et finalement l'enroula par un des trous qui servent à se parler correctement sans que l'un ou l'autre n'entende pas6. A ce moment, j'eus l'impression qu'une trape se libérait en haut... Le dron se mettait en action ! Je m'efforçai de me calmer puis je pris le papier et je le lus : Lulotcffuyptlxlvvlwmcevsoaztyvukwqeivlrtwghxnwzdzxcayajxccerdbaywewem.
Johnson avait complètement disjoncté ! Soudain je vis que sur chaque coin, il y avait une lettre : En haut à gauche, C, en haut à droite, O, en bas à gauche, D, et en bas à droite, E. C.O.D.E. Code. En-dessous du charabia de lettres, un nom avait été inscrit : Vigenère. Et en-dessous, souligné frénétiquement : Clé : transit. Johnson voulait m'avertir de quelque chose, mais de quoi ?
J'eus un mouvement de surprise. J'avais oublié que le garde était posté dans la cellule. Johnson avait fait passer le message discrètement mais pas assez pour que le garde ne le remarque pas.
Des gouttes de sueur perlaient sur le front de Johnson. Je mentis :
Soudain une petite sonnerie discrète retentit sur le TOP7 du garde. Comme la voix de l'expéditeur s'entendait de loin, je pus suivre la conversation :
Je réprimai un cri. Il y a deux mois, il était prisonnier et aujourd'hui, il commandait les gardes ! J'écoutai la suite :
Moi ? Encore une fois, je me retins. En effet, j'avais un grand-père allemand du nom de Fritz, un père français, Gérard et une mère néerlandaise, Julia Vaal, d'où le deuxième nom de famille, mais comment Dack savait-il tout ça ? J'écoutai ce qui se dit ensuite.
Clic. La connexion avait été coupée. Le garde prit deux petites fioles en téflon et s'approcha :
Je donnai brusquement un coup de pied ferme dans les deux fioles. Elles éclatèrent au contact de la vitre du parloir et les deux acides se mélangèrent et firent une magnifique explosion qui me projeta vingt mètres en arrière. D'après ce que l'on m'a dit, le mélange de deux acides forme un acide dévastateur qu'on a décidé d'appeler acide rogerhittique en mon honneur.
***
Johnson sortit en courant de la salle. Je regardai le papier de Johnson et je vis. Lulotcffuyptlxlvvlwmcevsoaztyvukwqeivlrtwghxnwzdzxcayajxccerdbaywewem. Code. Vigenère. Clé : TRANSIT Tout s'éclairait dans mon esprit. J'avais déjà observé une démonstration du chiffre de Vigenère, mais on le considérait comme un code. Je regardai le garde. Il était mort. Je pouvais donc déchiffrer le texte sans problème. D'abord j'installai un tableau à sept colonnes. Au sommet j'inscrivis TRANSIT (une lettre par colonne) puis j'inscrivis au-dessous le numéro des sept lettres moins 1, donc 19-17-0-13-18-8-19. Je réfléchis.
Une heure plus tard... Si mes calculs étaient exacts, ce que Johnson avait codé signifiait : Voici un moyen de s'évader : le soir, appuyez sur le bouton rouge, la liberté vous est offerte ! Ma montre indiquait 20 heures 56 minutes. Il faisait nuit. Mais dans la pénombre, je vis un bouton rouge à la sortie du parloir. Il était marqué « Autodestruction totale ». Apparemment, la langue universelle n'est plus l'anglais, mais le français. J'appuyai sur le bouton.
** Quelque part dans le bagne :
Soudain, la maison trembla. Le champagne 2007 Grande cuvée se renversa. Enron et Dack quittèrent la maison des gardes juste à temps. Huit secondes après, elle tomba.
J'étais sorti du parloir. De nuit Dack et Enron ne me remarquèrent pas tout de suite. Je pris une fiole en téflon que j'avais remplie d'acide rogerhittique.
Enron dit :
Je programmai l'année 2011. Quand je voulus regarder Dack et Enron, ils avaient disparu. Je respirai un bon coup et j'appuyai sur le bouton. 13 Decembre 2011. J'eus l'impression de tomber sur le sol. Il neigeait. Je regardai ma montre : 12 heures 08, 13 décembre 2011. J'étais parti en mars. Que s'était-il donc passé entre-temps ?
Je me retournai ... et je vis quelqu'un qui me ressemblait en tout point.
Soudain, mon clone disparut. C'était un spectacle délirant. Il est vrai que vous n'avez jamais rencontré dans la rue, votre parfait clone. Mais là ! Les scientifiques disent que cela crée une incohérence temporelle, et, au bout de quatorze mois, l'original, plus faible que le clone, disparaît définitivement. Il me faut faire le plus vite possible pour pouvoir mettre la main sur le clone et il ne me reste qu'un an et deux mois.
Hit va-t-il disparaître totalement de la planète ? Pour le savoir, lisez l'épisode suivant (et probablement le dernier) Roger Hit contre Roger Hit.
FIN 1Ce matériau est très explosif au contact de l'acide, au centre se trouve une pierre de la taille d'une phalange trois fois plus précieuse que le platine. Radioactif. Ces pierres font la richesse du bagne. 2Matériau rejetant des vapeurs toxiques au contact de l'acide, contient une minuscule pierre huit fois plus précieuse que l'or. Radioactif. Ces pierres font la richesse du bagne. 3Langage utilisé via signaux lumineux pour transmettre des messages. 4Appareil servant à mesurer la transpiration du prisonnier. Si elle est trop forte, le prisonnier converse (forcément pour la machine) avec un ami pour le tirer de prison. Il meurt suite à une balle logée dans le ventricule gauche via un fusil caché en haut de la pièce. 5Deux fois plus corrosif que l'acide fluoroantimonique, c'est l'acide le plus fort du monde. Il a été découvert en 2030 (d'après mon ami de cellule). 6Aucun danger pour celui qui parle, les micros retransmettent la voix du détenu. 7Transmetteur d'Ondes Portable. Permet de recevoir des messages provenant d'un lieu particulier et de voir son expéditeur. Le TO du garde est branché sur l'onde 400.8 (Bagne Robota III)
Roger Hit : Texte n°7 (8 pages)
Publié par villiersbg dans Mes textes
Voici la dernière nouvelle de Roger Hit. Ceux qui me lisent maintenant, merci de m'avoir suivi. Laissez vos commentaires pour que je puisse retravailler en conséquence et bonne lecture !
Roger Hit contre Roger Hit
Bonjour, je suis Roger Hit, voyageur dans le temps et survivant miraculeux. J'ai été cryogénisé, condamné, devenu criminel numéro 1 dans les fichiers de la police, et me voici de retour sur Terre en décembre 2011. Seulement, j'ai fait une rencontre imprévue : je me suis rencontré. N'allez pas croire que je divague : seulement, je dispose de quatorze mois pour détruire mon clone, sinon il me détruira. Huit mois sont passés, et je ne l'ai pas retrouvé. En ce mois de juillet 2012, il me reste six mois à vivre.
Huit mois. Du temps perdu pour me retrouver. Les ruelles de Sarlon1 étaient un endroit où rien ne pouvait se cacher. La propreté incroyable de la ville faisait que si quelqu'un voulait se cacher, il ne pouvait aller nulle part. Et pourtant, mon clone m'échappait. Les scientifiques estiment à quatorze mois et douze heures la durée de vie d'un homme s'il existe un clone de sa personne. Passé ce délai, le clone devient indépendant et la personne originale est considérée comme inexistante, puis finit par disparaître. Moi, il me reste six mois à vivre. J'ai passé huit mois à me chercher. Huit mois de traque. Huit mois perdus. C'est ce soir qu'il se passera quelque chose, j'en suis sûr ! ** Rien. Comme d'habitude. Mon trois-pièces était un peu poussiéreux, après mes neuf (en réalité deux mois et demi) mois d'absence, mais un peu de rangement l'a rendu tout à fait acceptable. Le soir, une fois rentré, j'entendis un craquement sur le parquet. Et je regardai soudain le sol : mon trois-pièces n'avait pas de parquet ! Je me souvins soudain que mon double avait laissé une adresse, et c'était celle que je venais de suivre inconsciemment. Mais la dernière fois qu'un craquement s'était produit sur mon trois-pièces, je m'étais retrouvé catapulté en 2047. Je n'étais pas curieux de savoir ce qui faisait ce bruit. Le bruit provenait du salon. Je jetai malgré tout un coup d'oeil. Et je retins un cri de joie. Mon double se roulait une cigarette assis sur un fauteuil du salon. Je vérifiai que ma Kalachnikov était en bon état de marche. Elle était chargée. Je me préparai. L'angle de visée était excellent. Une voiture faisait beaucoup de bruit dehors, il n'entendrait rien. Il me tournait le dos. Toutes les conditions étaient là pour le tuer. Je tirai. Il tomba. Je me précipitai pour le voir de plus près. Et je retins un cri. La personne que j'avais en face de moi n'était pas mon clone, mais bel et bien ... Richard Johnson2 !
Je retins un sursaut. Je ne pris pas la peine de me retourner. Les voix de ces deux personnes m'étaient suffisamment familières pour cela. Fabian Dack et Roger Hit bis. Je n'avais pas envie d'aller trente-six ans plus loin. Je décidai de me jeter sur mon clone. Cependant, il avait évité le coup et je m'étais littéralement écrasé contre le mur. Je me retournai et ce que je vis me dit que je n'étais pas au bout de mes peines. Quelqu'un venait d'entrer dans la pièce. Ce n'était pas Enron, mais une forme de type humanoïde de deux mètres cinquante avec une carapace de fer. Le matricule inscrit était Z-993. Apparemment, le Z-99 était équipé d'un armement lourd. C'est alors que le canon plasma-acide triflique4-glace5 se mit à fonctionner. Le coup de semonce passa à trois mètres de moi. Une explosion se produisit. Une demi-seconde plus tard, il n'y avait plus rien. Il me visa. Apparemment cette merveille de l'armement d'Urëtöm avait été catapultée de 2049 jusqu'ici. La créature s'apprêta à tirer. Je me projetai vers la gauche. Le tir fit une deuxième explosion puis un trou géant dans le mur. Les trois quarts du mur restant s'effondrèrent, et je vis que nous étions au onzième (mon clone avait acheté un trois-pièces au onzième étage de l'immeuble juste à côté de mon ancienne maison). Soudain, quelque chose passa très vite, me bouscula et, étant au bord du vide, je basculai. Je fermai les yeux. Mais, à cinq mètres du sol, ma chute s'arrêta. Je crus que j'avais atterri sur le toit de la maison d'en face, puis je remarquai une lueur violette qui m'enveloppait. Plus exactement, une sorte de cocon. Plus tard, j'appris que ce cocon, technologie daquiréenne6, se nommait dresoyurt7. Mais revenons à moi ... Pris dans ce cocon, j'essayai de m'en dégager, et je me rendis compte que je ne pouvais plus bouger. Je levai les yeux et je vis, au bord du onzième étage, Dack tenir un tube d'où partait un peu de matière violette. Puis il s'en alla tranquillement. J'étais coincé, à cinq mètres du sol. Le cocon laissait passer l'air, j'en aspirai quelques bouffées. Je me rendis compte hélas trop tard qu'il était chargé de gaz soporifique. Mes paupières étaient lourdes ... Si lourdes ... Je m'endormis une vingtaine de secondes plus tard. *** Je me réveillai brutalement. J'étais en dehors du cocon, dans une chambre capitonnée d'environ une dizaine de mètres carrés. Le papier peint se décollait par endroits, et l'odeur de renfermé était insupportable. À première vue, rien ne s'était passé, et c'est là que je vis le calendrier où était entourée une date : ma date de mort, le 13 février 2013 à minuit huit. Par un automatisme, je regardai ma montre, celle qui, hélas, m'avait déjà fait part des pires nouvelles possibles, et celle-là l'était : Ma montre indiquait : 10 février 2013. En ce jour que je ne peux pas voir, il me reste moins de soixante-douze heures à vivre. Je me relevai brusquement. Des pas retentirent dans le couloir où était la porte barricadée. J'entendis nettement un bruit de meubles déplacés. La porte s'ouvrit. J'examinai le visage de mon geôlier. Il était masqué par une cagoule. Il me dit :
Je réprimai un sursaut de frayeur. Une goutte de sueur perlait au bout de mon front. Elle tomba par terre. Mon geôlier continua :
Je regardai alors mon bras gauche, et je réprimai un cri : Le bras avait entièrement disparu. Le clone prenait son indépendance ! Je devais sortir de cette prison infernale ! Le garde sortit, me laissant seul. Je regardai l'endroit où je m'étais réveillé et j'aperçus un sarcophage de cryogénie ! Ces appareils étaient plus résistants que je le croyais 8 ! J'observai ma cellule :
Je me précipitai vers le visiophone. Il se mit à crépiter, de la neige cathodique apparut sur l'écran. J'entendis une voix, ponctuée de grésillements :
Quoi ? Mon clone avait accès ici ?
L'image de mon clone apparut, et la transmission se fit soudain plus claire, comme si je devais mieux entendre ces mots mieux que les autres :
J'allais essayer de l'énerver afin de sortir d'ici :
J'allai essayer de bluffer :
La communication fut coupée. Mais je savais qu'abuser du bluff dans cette situation, c'était signer son arrêt de mort. Plus aucun espoir de m'en sortir. Il ne me restait aucune chance de m'en tirer. Soudain, une lumière violette apparut, puis une bleue, puis une verte, qui convergeaient vers le centre de ma cellule. Je sus alors que Dack arrivait. J'étais définitivement fichu. F-I-C-H-U. Il apparut finalement, vêtu de noir, comme pour célébrer mon enterrement. Je me levai. Il me tendit la main :
Une bouffée d'espoir m'envahit. Dack venait à mon secours. Je tendis la main. Un petit point bleu pas plus grand qu'une bille apparut deux mètres au-dessus de nous. J'entendis les gardes approcher. Un rayon noir traversa la cellule. La bille bleue de Dack était devenue si grande qu'elle nous enveloppait tous les deux. Soudain, un flash intense me força à fermer les yeux. Quand je les rouvris, nous étions dans Trill10. On m'avait souvent parlé de cette ville, mais c'était la première fois que je la voyais. Ce qui était incroyable, c'était que Dack puisse repérer cette ville et le fait qu'il ait pu la transformer en quartier général. Dack s'avança. Je le suivis et me rendis compte que nous nous enfoncions littéralement dans le sol recouvert de pavés. Je dis à Dack :
Il se contenta de répondre :
Nous arrivâmes dans un couloir de forme cylindrique faite en un métal impossible à reconnaître à la vue ni au toucher. Ce métal était chaud. À l'arrivée, une pièce d'environ une quarantaine de mètres carrés avait la même ambiance que le couloir, une ambiance de laboratoire expérimental. Dans le fond, un gros missile dans lequel un homme pourrait se nicher avec son lanceur, à droite, une table de travail sur laquelle on avait posé mainte paperasse. Au centre, une sorte d'appareil qui ressemblait curieusement aux appareils de téléportation comme on en voit dans les bons films de SF. Curieusement, j'avais besoin de sommeil. Je m'endormis. Un temps indéterminé après, je me réveillai. Dack s'avança vers moi :
Ah non. Pas ça.
Quoi ! Je demandai :
Dack se racla la gorge.
J'essayai de marcher. À ma grande stupéfaction, je n'y parvins pas. Je réessayai, sans plus de succès. Dack apporta le miroir. J'eus du mal à réprimer un cri. Il ne me restait que ma tête, que ma tête ... Le clone avait conquis l'indépendance du reste. Je continuai malgré tout :
Je redoutais cette réponse, et voir Roger Hit bis enlever le masque de Dack ne m'étonna pas. En revanche, une question me brûlait les lèvres :
Dans sa main droite se trouvait un gros tube contenant à ras bord une matière violette... le dresoyurt ! Hit bis ne voulait pas finir ses jours exécuté en léthargie avait encore un tour dans son sac ...
Il disparut à l'intérieur de l'appareil de téléportation.
Roger Hit bis paraissait avoir trouvé ce qu'il cherchait dans l'appareil. Il ressortit, un browning à la main.
Pendant la discussion, Dack avait enveloppé Hit bis de dresoyurt. Il eut beau s'arrêter de respirer une minute, le mal était fait. Roger Hit bis dormait à présent.
Il prit le pistolet et tira. Roger Hit bis semblait toujours dormir. Brusquement, son corps devint transparent et il disparut. Quant à moi, je sentais mes muscles réapparaître. Curieusement, j'avais gardé mes vêtements. Puis Dack vint vers moi.
J'en restai sans voix. - ...
Il montrait ce que j'avais pris pour un missile géant. Il possédait une ouverture secrète située à la droite du « missile » à l'intérieur duquel se trouvaient un siège, des provisions, un scaphandre et les commandes. Je revis rapidement mon scaphandre, m'attachai à mon siège, mangeai un aliment liquide dont le nom m'était inconnu et le goût totalement indéfinissable, mais ce n'était pas mauvais non plus. Avant d'actionner la commande de départ qui propulserait mon vaisseau dans les étoiles, jusqu'à la Terre, Dack me dit :
Puis Dack pressa la commande qui me permit de m'envoler jusqu'aux étoiles. Jusqu'aux étoiles ... Jusqu'aux étoiles ........ EPILOGUE 1 mars 2013. On tambourine à ma porte. J'ouvre. Une bande de gamins s'enfuit en courant. Septième faux espoir. Dack ne revient toujours pas ... Il y a plus de deux semaines, déjà, que Dack a abattu Hit bis et que j'ai retrouvé mes membres. Soudain, un petit « toctoctoc » me remet les idées en place. Cette manière de frapper à la porte ne me rappelait pas les gamins farceurs, ni la bonne furieuse parce que j'ai sali ses escaliers cirés. J'ouvre. Dack est là.
Il sortit une bille bleue de sa poche. Elle grandit et nous enveloppa tous les deux avant de nous transporter sur Uretöm ... 1Ville construite en juin 2011. 2Voir les deux nouvelles précédentes. 3Gardes pour les situations graves, mobilisés en majorité sur Razet (planète menant une guerre avec Ravian). 4Acide trifluorométhanesulfonique, deuxième acide le plus fort (2011) 5Le tout forme de la glace qui fond au contact du plasma et explose littéralement avec l'acide triflique. Il n'y a que le diamant qui peut y résister plus de dix secondes. 6Les technologies de la planète Naquir sont les plus avancées de l'univers 02 (L'univers 01 étant l'endroit où s'est produit le big bang, projetant tout dans l'univers 02). 7Signifie « le cocon de l'araignée » en langage naquirien. 8Regardez les aventures précédentes et vous verrez que je pensais que ces sarcophages ne conservaient le corps que trois mois environ. 9Matériau d'une résistance deux fois supérieure à celle du diamant et trente fois plus courant. 10Trill est une ville construite en 1999. Elle a été réduite en ruines. Son emplacement exact est inconnu. |
Mes rubriques
Horloge
Mes statistiques
Mon profil
Derniers commentaires
Newsletter
Shoutbox
Rechercher
|




