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Dimanche 5 Juillet 2009, St Florent
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Mardi 15 Mai 2007 à 22:20

Publié par villiersbg dans Mes textes

Très brièvement, j'exposerai dans cette rubrique tous les textes que j'ai fait ces deux dernières années, peut-ëtre avant...
Roger Hit : texte n° 1 (5 pages)

Mardi 15 Mai 2007 à 22:27

Publié par villiersbg dans Mes textes

Je mets ici un texte de nouvelle que j'ai écrite (via copier-coller). Cette histoire a pour personnage principal Roger Hit. Postez des commentaires pour me dire comment je pourrais améliorer mes textes.

L'étrange affaire Dack

Bonjour, je me présente, je m'appelle Roger Hit, surnommé Roger King pour les intimes. Je suis détective (tueur quand c'est grave) et spécialiste du maniement du Desert Eagle1 avec du 44. Magnum2, un des plus gros calibres du marché. J'ai une poche dans mon veston et je le porte ouvert régulièrement pour faire plus « agent secret » et j'ai trente-cinq ans. Enfin, passons. Cette nuit d'hiver 2010, je me baladai devant une vieille maison. Son propriétaire était un énergumène du nom de Mr. Fabian Dack. Devant moi, il y avait les docks. Je marchai dans une grosse flaque d'eau. Je mis un instant à comprendre que l'odeur était étrange et qu'il n'avait pas plu depuis une semaine. Le temps de comprendre que je marchais dans de l'essence, un homme avait fait son apparition. Il craqua une allumette et la lança sur moi. Ou c'est ce que je crus. Car l'allumette tomba dans l'essence.

  • Aaaaaaaaaaaah !

Le feu prenait rapidement, et j'étais au milieu. J'étais pris au piège comme un imbécile. Il ne me restait plus qu'à courir de toutes mes forces. La flaque n'était pas très large et je plongeai dans l'eau glacée des docks. Le feu présent dans mes vêtements s'éteignit. Je parvins à la surface pour voir ce qui se produisait. La flaque avait enflammé la maison. L'homme était toujours là. Il tira un Walther PPK vieux modèle de sa poche. Je tirai mon Desert Eagle. Il tira. Malheureusement, cet homme-là n'avait pas l'air d'avoir passé une école de tir. Moi si. Je tirai.

- ??!!

La balle s'arrêta. L'homme avait un petit boîtier sur lui. La balle se dirigea vers moi.

  • Mr Hit ! Je vous donne une dernière chance. Donnez-le-moi ! dit l'homme.

  • Donner quoi ?

  • Vous le savez aussi bien que moi. Donnez-moi la machine de Fabian.

  • Mr. Dack ne m'a rien donné !

  • Vous persistez ? Alors adieu, mon ami...

  • Non ! D'accord ! Je vais vous la donner, bluffais-je.

  • Eh ben voilà ! Montrez-la-moi !

  • La voilà ..

J'avais horreur d'agir ainsi, mais c'était un cas de force majeure.

  • Elle est dans la poche de mon veston...

Je sortis mon pistolet et je tirai.

  • Aaargh !

L'homme était mort. Une balle dans le coeur. Sa machine était presque au point, seulement elle ne pouvait contrôler qu'un objet. Je m'approchais du cadavre pour voir ses papiers. Hector Fitz, récompensé du prix Inventra3 en 2009. Taille : 174 cm. Poids : 78,7 kg. Ça me suffisait. Un camion arrivait. Cinq hommes sortirent. Leurs Kalachnikov4 suffirent à me dire qu'ils ne me voulaient pas du bien. Ils épaulèrent. Je courus jusqu'à la maison de Fabian Dack. Je sonnai. Rien. Un homme tira sur moi. La balle toucha la serrure. Je pus ouvrir la porte. La maison était en flammes à l'intérieur. Je pris un extincteur et j'aspergeai devant moi, me créant ainsi un chemin dans les flammes. Je montai au premier. Un homme regardait par la fenêtre assis sur un fauteuil. Je lui dis :

  • Mr. Dack, la maison est en feu ! Venez !

Comme il n'obtempérait pas, je le pris et remarquai un étrange couteau tordu dans le dos de Mr. Dack. Fabian Dack avait rendu l'âme.


*********

Mais continuons ... La fumée commençait à atteindre le salon et les flammes commençaient à prendre le premier étage. Désemparé, je sautai par la fenêtre. Erreur ! Je retombai juste devant les hommes du camion. En fait, c'est ce ce que je savais, mais je ne les voyais pas, eux non plus, les cendres et le feu avaient tout entouré. Ce fut la chose qui me sauva la vie. Ma voiture n'était pas loin et je démarrai en trombe, laissant les hommes devant la maison.


*********


Le surlendemain. De la maison de Mr. Dack, il ne restait que des cendres. Des voitures de polices et une ambulance étaient là. Le médecin faisait son verdict :

  • Cet homme n'est pas mort du couteau présent dans son dos. Un calibre 44. Magnum d'un Desert Eagle aura fait le travail. Mr. Hit, avec quoi armez-vous votre Desert Eagle ?

Je ne compris pas tout de suite qu'il s'adressait à moi. Certes, j'avait fait trois ans dans la police, mais comment pouvait-il me reconnaître aussi facilement ?

  • Mr. Hit, vous êtes sourd ?

  • Euh, non, excusez-moi, dis-je, eh bien je l'arme avec du 44. Magnum, pourquoi cette question ?

Avec cette réponse, ma vie allait basculer.

  • Je viens de trouver les pistolets correspondants aux rayures ! dit un technicien dans la voiture.

  • Ne nous faites pas attendre, dit le médecin.

  • Il s'agit du 44. Magnum avec le Desert Eagle.

Je commençai à me sentir mal.

  • Il y a trois pistolets dans le monde qui font les mêmes rayures.

Je me sentis soulagé. Il y avait autant de chances que ce soit le mien que de gagner au loto !

  • J'ai trouvé ! dit un technicien au bout d'une heure.

  • Alors ?

  • Il s'agit du pistolet de Hit, Roger. Les deux autres se trouvent à Toronto et à Dubai.

Les jambes me manquèrent et je dus m'appuyer contre l'ambulance.

  • Monsieur Hit !

Je n'avais pas envie d'entendre la suite. Dans les films, on aime bien quand les méchants sont arrêtés par la police sauf qu'ici c'était la réalité et je jouais le rôle du méchant pour un crime que je n'ai pas commis.

  • Au nom de la loi, je vous arrête !

Au nom de la loi, au nom de la loi ... cela fait bien deux ans que les policiers enfreignent chaque jour cinquante règles de la loi et ont fait renvoyer les juges pour éviter la prison. Si il y a une loi avec tout ça ... Après les menottes, on m'emmena dans un fourgon. Ils ne m'avaient pas fouillé. J'étais seul. Ce fourgon ne pouvait être ouvert que de l'extérieur. Le conducteur avait baissé la vitre. J'avais oublié que mon Desert Eagle était dans ma poche. Quand je le sentis, une idée germa dans mon esprit. J'orientai mon pistolet avec le silencieux vers mes menottes (disons vers la chaîne au centre). Je tirai. Heureusement, il y avait un embouteillage et le conducteur n'entendait rien. Je me levai et visai le conducteur. Non. Je ne pouvais pas faire ça. Je pris ma crosse et je l'assommai. Le conducteur filait en ligne droite et je vis la falaise se rapprochant à toute vitesse. Je poussai le conducteur. Je sautai. Une seconde trop tard. Je tombai. Une petite corniche m'arrêta, à un centimètre du vide. Soixante mètres. C'était trop. Je m'évanouis.


***************


Je me réveillai trois heures après. J'étais sur la corniche, suffisamment longue pour y dormir. J'étais à deux mètres du sommet. J'avais fait de l'escalade quand j'étais enfant et je n'avais pas perdu mon agilité. Une fois au sommet, je vis une voiture de police, lointaine mais synonyme de prison pour toute personne qui soit. Je courus. Des habitations étaient proches et je vis la maison de Mr. Dack . Visiblement, j'avais tourné en rond. L'ambulance était là.

bang ! bang !

Deux détonations retentirent. Je me retournai. Les deux flics m'avaient raté.

  • Vingt-deux ! Voilà la mort !

C'est pas la meilleure phrase qui soit quand on tire, mais ça surprend suffisamment. Deux balles. Une dans le bras gauche d'un flic, l'autre dans la jambe droite de l'autre flic. Je courus. Une voiture de police arrivait en face. A gauche. A droite. Partout. Je réalisai le piège. Il ne me restait que la maison. Je courus tout en défonçant une porte cramée. Je transpirais énormément. Il me restait quatre cartouches. Je ne pouvais pas leur résister. Je montai au grenier. Dans l'atmosphère calcinée, un objet vert attira mon attention. Je m'approchai. C'était un boîtier rectangulaire. Je lus ce qu'il était écrit :

Machine mortelle . Ne jamais utiliser.

Il en avait de bonnes ! Un journal à moitié calciné se trouvait là. Je le feuilletai un peu pour enfin découvrir tout ce que j'avais envie de savoir sur cette machine soi-disant mortelle :

Quelle nullerie ! Quand j'ai fait cette machine, je ne pensais pas aux autres qui pourraient s'emparer de mon invention. En attendant, Gino l'a fait. Le fonctionnement de cette machine est simple .: Elle tue lentement et vous ressentez la douleur jusqu'à la fin de votre vie. Tant que vous maintenez le bouton appuyé, le virus se propagera. Pourquoi ai_je fait ça ? Je ne peux que me lamenter.

Quelle abomination ! Soudain, je vis que des mots avaient été tracés en bas de la page frénétiquement :

Detruisez-la.

La détruire ? Comment ? J'entendis des pas. Plongé dans la lecture du journal, j'avais oublié les policiers. Je bloquai la porte du grenier. La machine était à coté de moi. Je la pris et la fracassai. Le mur faillit tomber mais la machine était intacte. A cause du vent, la page du journal s'était tournée, et ce qu'il y avait marqué sur cette page m'intéressa :

Pour détruire cette machine du diable, il faut être infecté. Sinon, il faut prendre la scie électrique. Mais si vous la détruisez, vous

Le reste était gribouillé, mais je lus distinctement «-urrez tous». Était-ce « mourrez tous » ou bien autre chose ? Je dus remettre ces réflexions à plus tard. La porte venait d'éclater. Je pris la machine et montai sur le toit. Du quatrième étage, j'avais le vertige. Les policiers encerclaient la maison. L'un d'eux, muni d'un haut-parleur, était sur une voiture :

  • Rendez-vous sinon vous êtes mort !

  • Jamais ! dis-je dans un réflexe.

  • Adieu !

Une rafale de mitraillette retentit .

  • Dernier avertissement ...

  • Ecoutez !

Cette fois j'allais jouer ma dernière carte pour échapper à la mort : le bluff.

  • Nous vous écoutons : que dites-vous pour votre dernière volonté ? ironisa le policier.

  • Cette machine, dis-je, peut tuer la planète (ce qui était un peu vrai) .

Je pointai mon Desert Eagle dessus :

  • Si je la détruis (je savais que je ne pouvais pas mais le bluff est risqué), la Terre entière mourra. C'est à vous de choisir. Vous me laissez partir et vous vivez ou vous me retenez et vous mourrez.

  • Votre pistolet ne peut pas faire sauter le boîtier.

Je me retournai. Fabian Dack était sur le toit.

  • Surpris ?

  • Pas trop. Cette histoire est vraie ?

  • Hahahahahahahaaaaaaaaaa !!!!!!!! Non !

  • Vous voulez dire que ...?

  • Cette machine ne va pas tuer lentement, mais rapidement !

  • Ignoble !

  • Feu ! hurla le policier.

J'étais au bord du toit . Une rafale fit tomber la gouttière sur laquelle j'étais perché.

  • Nooooooooooooon !

Je tombais comme une pierre. Cinq mètres, c'est court. Je retombai sur une multitude de policiers qui amortirent ma chute. Je sortis mon pistolet.

  • Vous êtes en état d'arrestation !

Trente policiers vous encerclent, c'est normal. Je pris mon courage à deux mains. Une carabine avec du .50 BMG5 (c'était écrit dessus) était devant un policier. Je tirai. Trois balles. Trois policiers qui s'effondrent. Je prends la carabine. La panique gagne les policiers. Je dirige la carabine vers la boîte. Je tire. La boîte explose. Dack vient de voir .

  • Non !

Une épaisse fumée verte se dirige vers Dack. Elle l'enveloppe. L'emporte en l'air. Le tue net. Sous le regard effaré de tous. J'en profite pour retourner chez moi prendre un repos bien mérité.

1Pistolet lourd de 9 cartouches qui a fait ses preuves avec moi.

211 mm.

3Prix des inventeurs du monde entier en service depuis 2008 et qui se déroule chaque année.

4Aussi appelé AK-47 ou fusil à pompe, grande portée.

512,7 mm, le 2ème plus gros calibre existant.

Roger Hit : texte n° 2 (5 pages)

Mardi 15 Mai 2007 à 22:41

Publié par villiersbg dans Mes textes

Le deuxième texte de Roger Hit :

Le mystère Dack


Bonjour, je m'appelle Roger Hit, trente-cinq ans, barbe de huit jours, tueur recherché par la police pour le meurtre de Fabian Dack. Je porte mon Desert Eagle1 façon .44 Magnum (11 mm). J'ai perdu mon blouson. Moi qui voulais tourner dans un James Bond ! Enfin, passons. En ce début de printemps 2011, je me terrais dans plusieurs endroits. En ce moment, j'étais dans un appartement, avec comme seule échappatoire autre que la porte ... la fenêtre du cinquième étage ! Pour vous le décrire, le voilà : un trois pièces de 50 m² avec les papiers peints déchirés, une forte odeur de moisi flottait dans l'air, un centimètre de poussière recouvrait l'ensemble de l'appartement avec tous ses produits périmés depuis 15 jours, ses fruits, ses yaourts. J'allais donc aux Restos du Coeur tous les soirs. Mais je me rappelais encore mon aventure avec Dack. Quelques mystères subsistaient dans mon esprit :

  • Pourquoi Dack s'était-il envolé et était disparu en fumée ?

  • Comment Dack avait-il mis sa machine du diable au point ?

  • Quels dégâts aurait pu-t-elle faire ?


Tout en pensant à ceci, je croisai deux clochards qui rigolaient bien :

  • Alors tu connais celle de la blonde avec le jus de fruit ? dit le premier clochard ?

  • Non, fit le deuxième, c'est quoi ?

  • Alors tu sais pourquoi une blonde fixe longtemps un jus de fruit ?

  • Euh, non ...

  • C'est parce qu'il y a marqué « concentré » dessus !

Ils rirent en même temps. Soudain un des deux clochards s'arrêta :

  • Hé, ce type, là, qui nous observe depuis deux minutes, je le connais, dit-il, ce serait pas Roger Hit, le criminel que la police recherche depuis deux mois ? Je l'ai vu sur une affichette hier.

Je m'arrêtai brusquement.

  • Oui, t'as raison, fit le deuxième, allez on y va !

Je courus. Je pris mon pistolet et tirai un coup de semonce. Ils s'arrêtèrent net, tout pâles.

  • Ho ! Ho ! Calme ! Calme ! dit le premier.

  • Décampez ! leur dis-je.

Ils filèrent aussitôt sans demander leur reste. L'un d'eux avait abandonné un petit objet brillant. Un diamant.

  • Ah, des clochards comme ça, on en fait plus ! dis-je en empochant la pierre.

Soudain, un bruit de voiture me fit sursauter. La vue d'un gyrophare m'incita à courir. La voiture s'arrêta. Deux hommes descendirent.

  • Mr Hit, rendez-vous ! dit le premier.

  • Nous devrons vous abattre sinon, fit le deuxième.

Les ignorant, je tournai dans une rue. Du moins, je le croyais.

  • #@^% ! Une impasse !!!

  • Rendez-vous ! Dernière sommation ! fit la voix des policiers, à une centaine de mètres.

Ils m'avaient piégé. Enfin, pas tout à fait ...


***


Dix minutes plus tard, les policiers arrivèrent.

  • Fais gaffe ! Il est dangereux ! dit le premier policier au deuxième.

  • Si tu nous a mentis, gare à toi ! dit le deuxième à un des clochards qui l'avaient dénoncé.

  • Non non, je vous assure ! dit-il.

  • Bon ! J'aime mieux ...

Il fut coupé par la voix du premier policier :

  • %@#&^ !!! Il a filé !

  • Quoi ? firent le clochard et le policier, comment a-t-il fait ?

En effet, comment s'y est-il pris ? Pour le savoir, revenons dix minutes avant...

***

  • Comment leur échapper ? dis-je.

Je cherchais désespérément quand soudain ...

  • ^&%@ ! Ce tuyau m'a fait super mal ! Mais ! Mais ! La voilà l'idée !

Quelques minutes après, j'avais réussi à escalader suffisamment haut pour atteindre le toit de la maison. Il ne me restait plus qu'à les attendre ...

***

Le premier policier tenta de répondre à leur question2 :

  • Euh ... Il s'est enfui par la gouttière.

  • Et il aurait fait comment ? dit le deuxième policier.

  • Bien sûr ! dit le premier en voyant le tuyau. Il a ...

BANG !

  • Hey ! C'était quoi, ça ? fit le deuxième policier.

  • Je sais pas, fit le clochard, sûrement un %@^ qui allume des pétards dans la nuit.

  • Jack ? T'en penses quoi ? dit le deuxième policier au premier. Jack ? Jack ? Mais ... Il est mort.

  • Exact, dis-je du haut de mon toit, et si tu veux pas finir comme lui, décampe !

  • Après ta mort !

La balle passa à un centimètre de mon oreille. Je filai.

  • Espèce de lâche ! cria le policier.

Le clochard avait décampé.

  • Oh %@^#& ! Il s'est taillé ! Je vais le retrouver ! Seul !

  • Au paradis, alors ... dit une voix dans la voiture.

  • AAAARGH !

Le policier s'écroulait avec son couteau dans le cou et Fabian Dack sortit de la voiture :

  • On se reverra, Hit !

***


Plus loin, sur les toits, je filais si vite que je me demande si Carl Lewis aurait pu me battre au 100 mètres ! Atterré par ce que je venais de voir. Je n'aurais pas dû m'attarder près du flic. Mais COMMENT diable Dack était-il encore vivant ? Cet homme-là n'avait pas fini de m'en faire voir de toutes les couleurs ! Un bruit de vent retentit derrière moi. Discret, silencieux, comme à son habitude. Dack.

  • C'est gentil de m'avoir attendu, ironisa-t-il.

  • J'ai failli attendre, ironisai-je à mon tour.

Dack s'énervait. Je lui posai cette question :

  • Vous êtes mort deux fois, alors comment faites-vous pour réapparaître vivant ?

  • Vous aussi ? dit Dack. Gino m'a posé la même question.

  • Gino ?

  • Celui qui « aurait volé mon invention »

  • Comment ? C'était un faux document ?

  • Oui. Et Gino, c'est mon domestique. Un peu comme moi. Gino ! dit-il en tapant des mains.

Un homme apparut au coin de la rue. Mais ce n'étais pas un homme. Et je me retins de pousser un cri. La lumière l'éclairait en pleine face, dévoilant un corps transparent, sans jambes.

  • Mais ??? dis-je, les yeux écarquillés.

  • Eh oui, Gino est un fantôme.

J'allais basculer quand soudain Dack me dit :

  • Et quand je vous ai dit que Gino me ressemblait un peu, c'est parce que ...

  • Parce que quoi ? le coupai-je.

  • Vous n'allez pas me croire, donc je vais vous le dire autrement. Donnez-moi un coup de poing.

  • ???!

Je m'exécutai ... et mon poing traversa la figure de Dack.

  • Mais alors... balbutiai-je, vous êtes ...

  • Des fantômes, allons, n'ayez pas peur de prononcer le mot, dit Dack naturellement.

Pris par la panique, je courus ... et fus interrompu net par le bras de Dack.

  • Tut ! tut ! tut ! On ne s'en va pas comme ça !

  • Mais comment faites-vous pour me toucher ? dis-je, effaré.

  • Disons que nous pouvons contrôler à volonté si nous vous traversons ou si nous vous touchons.

  • Nous ? dis-je, surpris.

  • Ah, oui, dit Dack, frères !

Aussitôt, une douzaine de silhouettes apparurent. Tous comme Dack. Fantômes et un air réel.

  • Hit, vous m'avez mis des bâtons dans les roues. A présent, je ne vais plus vous mettre de bâtons dans les roues, plus jamais ... dit Dack sur le ton d'un homme qui sait que l'autre va mourir.

Je n'avais pas grand-chose à faire. Sauter du toit ? Une dizaine de mètres, le représentant en coussins était absent, sa camionnette était en panne et les spectres me bloquaient la route. Attendre la mort ? Ç'aurait été simple, mais JAMAIS je ne céderais. Soudain une fenêtre du toit s'ouvrit et un homme sortit. Il venait probablement observer les étoiles. Il nous vit.


  • Euh ... Qu'est-ce que ..., dit-il, HOW !

  • En voilà un qui a son compte, dit un fantôme après avoir rangé la matraque qui avait servi à l'assommer.

Ma dernière chance venait de s'envoler. Et je remarquai sous mes pieds une lucarne. La chance était avec moi, elle était ouverte. Je sautai ... dans mon trois-pièces.

  • Il s'échappe ! dit Dack. Rattrapez-le !

Je défonçai la porte extérieure du trois-pièces puis j'eus une idée...

***

Quelques secondes plus tard les fantômes débarquèrent.

  • Il a défoncé la porte ! dit Dack. Allons-y !

  • Oh, ça pue ! remarqua un fantôme.

  • Bon, on sort, dit Dack, il doit être dehors.

Une fois dehors ...

  • Personne ! Mais... Aaah !

Un pentagramme était devant eux.

  • Éloignez-vous !

Trop tard ! Le pentagramme avait déjà aspiré deux des fantômes qui disparurent dans une étrange lueur bleutée. Puis trois. Six. Huit. Dix. Douze. Il ne restait plus que Dack, qui s'était éloigné.

  • Mais qu'a-t-il fait ??? Mes frères !


Qu'avait fait Hit ? Pour le savoir, remontons au moment où Hit défonçait la porte...


Je défonçai la porte extérieure du trois-pièces puis j'eus une idée... Une idée qui ne reposait que sur des théories extrêmement faibles mais qui pouvait marcher. Je me souvenais d'avoir un livre dans ma bibliothèque sur la magie et de toute façon c'était le seul ouvrage de ma bibliothèque. Il était ouvert sur la table à la bonne page. La page « Comment se débarrasser d'un fantôme ». Selon le livre, il fallait tracer un pentagramme et mettre une bougie par sommet. Si un fantôme passe près du pentagramme, il est aspiré. Pour l'arrêter, écrasez une bougie. Justement, mon paillasson était tracé d'un pentagramme. Quand aux bougies et au briquet, je les gardais sur moi quand il faisait noir. J'entendis du bruit. Je me dépêchai de sortir, d'allumer les bougies, de les poser et de filer dans une rue voisine.

***

Dack avait écrasé une bougie. Il regarda le pentagramme :

  • On se reverra ... Mais tu mourras cette fois !

Et il s'évapora dans la nuit. Je sortis de ma cachette, me barricadai rapidement et pus enfin prendre un repos bien mérité.


1Voir Mr. Dack et sa machine.

2Comment a-t-il fait pour s'échapper ?


Les atomes : Texte n° 1 (3 pages)

Mercredi 16 Mai 2007 à 08:07

Publié par villiersbg dans Mes textes

Une nouvelle avec comme thème les atomes, qui date d'un peu plus de deux ans.

Atomes en vadrouille1 au XXVème siècle


51 silicium 2009. CRIA(Centre de Recherche Internationale des Atomes)


H2SO4 et toute son équipe étaient en train de construire un des plus fameux prototypes d'ADN2 qu'on ait jamais pu créer. Cet ADN, en apparence comme les autres, était en réalité un véritable cerveau de la recherche atomique. Il répondait à toutes les questions via un ordinateur qui décryptait ce qu'il voulait dire. Par exemple, G-C-T-A-C-G-T-A-G-C-A-T signifiait : « Le béryllium est le 3e élément chimique de la classification périodique des éléments chimiques ». Ils avaient aussi construit une machine à remonter le temps pour savoir si ce que disait l'ADN était vrai.


Le soir, après que tout le monde fut rentré, Phosphore, CH4 et H2O, chargés du nettoyage, se dirent par télépathie:

  • À votre avis, qui ira dans la machine ? dit H2O.

  • Sûrement pas nous, répondit Phosphore, j'ai entendu dire qu'il allait prendre son cher cerveau avec lui.

  • Et si on piquait la machine ? proposa CH4.

  • T'es fou ! lui répondirent Phosphore et H2O, Qu'est-ce que va dire H2SO4 si on la pique ?

  • Vous voulez vraiment que je vous dise un truc ? dit Phosphore, eh bien, l'équipe ne travaille plus depuis qu'elle a créée ce cher ADN à la noix. Il fait tout à leur place. Et je suis à 100% d'accord avec CH4.

  • Bon ben j'ai pas le choix et de toute façon je suis d'accord, répondit H2O.

    Sur ce, il firent briller leur électrons, signe d'alliance.



Pendant ce temps, l'équipe, dans la pièce d'à côté, finissait de dessiner les plans de la machine, pour ne pas s'y perdre, quand soudain, un sifflement strident retentit dans tout le laboratoire. H2SO4 fut le premier à réagir.

  • Galopins ! Ils sont partis dans la machine !!!!

Mais personne ne pouvait l'entendre. Tout le monde se bouchait les liaisons sous ce bruit infernal et devait se cacher les atomes car la machine fumait. À l'intérieur, Phosphore régla ( selon les commandes qu'H2SO4 lui avait apprises ) la date.

  • EH, LES GARS, ON SE RETROUVE OÙ ? transmit Phosphate tellement fort qu'elle fit éclater les liaisons d'une habitation dans la rue.

  • DE PRÉFÉRENCE DANS UN MILIEU CALME, SI TU VOIS CE QUE NOUS VOULONS DIRE ! répondirent d'une seule et même voix CH4 et H2O.

  • OKAY, JE NOUS PROGRAMME LE 35 LITHIUM 2487 ! répondit Phosphate.

L'instant était jeté. Personne à présent ne pouvait arrêter la machine. Personne. H2SO4 se jeta sur la machine. Trop tard. Elle commençait déjà à s'élever, trop haute pour lui. La machine frappa ses liaisons. Il se trouva propulsé vers le fond de la pièce. Le cerveau avait été mis en état d'hibernation à cause des intempéries. La machine du trio commença à devenir transparente puis disparut, et ...

Des rayures noires et blanches cernaient la machine.

  • Mais qu'est-ce que c'est que ça ? transmit H2O à ses alliés.

  • Le temps, cher ami, le temps ! répondit Phosphore.

  • Hein ?!!! dit H2O, muet de surprise.

Il n'avait pas le temps d'en dire plus. On arrivait. Tout le monde avait hâte de découvrir ce nouveau paysage .

  • ?!!! se transmirent par inadvertance H2O, CH4 et Phosphore.


35 lithium 2147. Au centre d'un « terrain »


Le paysage qu'ils voyaient fit qu'ils ne s'étaient même pas entendus. Les immeubles qu'ils connaissaient étaients tous remplacés par un icosaèdre3 énorme. En regardant sous un certain angle, on pouvait apercevoir deux choses : Un : Il y avait une personne ( mais pourrait-on dire que ce soit une personne ? ) DANS ( pas dans l'épaisseur, à l'intérieur ) chaque face et il y avait un ascenceur central.

  • Séparons-nous, transmit Phosphore, si vous êtes en danger ou si vous avez découvert quelque chose, indiquez-nous votre position, on viendra vous chercher.

  • Okay ! dirent H2O et CH4.



H2O pénétra dans l'icosaèdre le plus proche. Le plus curieux était qu'une des faces laissait passer la personne. C'était l'accueil.

  • Bien-ve-nue à l'i-co-sa-è-dre 3. Vo-tre cham-bre est fa-ce 15, dit une voix. Pa-ssez une bon-ne jour-née.

Là trop c'était trop. H2O monta dans l'ascenseur central, appuya sur « 15 ». Une fois dans son appartement, il appela les autres. Curieusement, les autres l'avaient fait en même temps que lui.

  • Vous m'entendez ? dit Phosphore.

  • Oui ! répondirent CH4 et H2O.

  • Eh ben je suis tombé sur des robots dans un des icosaèdres ! continua Phosphore.

  • Idem pour moi, répondirent CH4 et H2O.

  • Bon alors vous quittez votre appart' et vous vous promenez, dit Phosphore.

  • OK ! répondirent H2O et CH4. Rendez-vous au centre des icosaèdres.

H2O quitta la pièce.



À présent, suivons CH4. Une fois sorti de son icosaèdre, il part vers les gratte-ciel. Un laser l'arrête. Visiblement, il doit partir autre part, mais lorsqu'il se rend compte qu'il y a des lasers partout autour de lui et que ses amis sont sortis sans encombre, il se rend compte qu'il a été fait prisonnier. Soudain il a une idée. Folle mais possible. Les lasers n'atteignent pas les icosaèdres. Il pourrait donc en escalader un puis appeler ses amis. Il « flotte » au-dessus du sol, ce qui rend la tâche plus facile. Au bout de quelques minutes, il se retrouve en haut puis redescend de l'autre côté.

  • Vous m'entendez ? transmit CH4 à ses amis.

  • .... Crrr .... Entends ... Crrrrr .... Pas..... Crrr .... bien .... répondit une voix pleine de parasites.

Tout commençait à devenir clair : on voulait les MAINTENIR dans cette époque. CH4 prit le chemin des gratte-ciel, comme il avait voulu le faire auparavant. Mais il fut projeté vers les lasers.

Il aurait dû être réduit en morceaux. Mais, avec une chance incroyable, il se cogna sur un poteau qui devait lancer les lasers. Il choisit donc d'aller vers l'annonce au néon4 qui indiquait : Robots et Cie. Mais à peine avait-il tourné le coin qu'on l'assomma avant de le prendre par ses liaisons.



De son côté, Phosphore, sans encombre, explorait l'intérieur de l'immeuble. Soudain, dans une salle, il vit un coffre-fort entouré d'un halo blanc. Le code était un « cinq chiffres » difficile à ouvrir sauf quand on s'appelle Phosphore. Dix minutes plus tard, il l'ouvrit enfin. De l'uranium ! Une des rares matières qui pouvait anéantir les atomes. Il referma rapidement la porte quand il entendit des pas. En espérant que la personne qui surgissait ne le voie pas ni lui ni la lumière. Mais sa surprise fut encore plus grande lorsqu'il s'aperçut que la personne en question était un atome ( il le reconnaissait à l'ombre ) . Bizarre ! Mais lorsqu'il aperçut ...... H2SO4 en personne qui traînait CH4 dans un chariot, il se retint de pousser un juron et de transmettre un message. Ainsi donc il était venu. Il ne savait pas comment mais il était venu. Il attendit qu'il eut tourné le coin puis il avança. Erreur ! Trois robots surgissaient de l'angle du couloir. Leurs yeux tirèrent dans sa direction. Il voulut se dégager. Trop tard. Un des tirs toucha un électron qui se mit à exploser. Phosphore se muta alors en une véritable bombe atomique pour récupérer son électron. H2SO4, alerté par le bruit avec CH4 dans le chariot qui, en réalité, feignait l'inconscience.



H2O explorait l'immeuble aussi quand soudain, il tomba sur la scène en pleine guerre. Il sauta sur H2SO4 qui ne l'avait pas vu. Tant bien que mal, il put lui arracher un électron. Lui aussi se changea en bombe atomique. Mais en pire. Il en valait trois car il avait perdu trois électrons. Phosphore, blessé et son atome lui faisant mal, dit :

  • Couchez-vous, cette fois, je crois que nous allons voir la destruction de notre monde.

CH4 avait pu s'enfuir du chariot avant qu'il saute (H2SO4) mais les robots étaient « morts ». Ils ne pouvaient pas résister à une force pareille.

  • Vite, dit H2O, 'faut récupérer la machine avant que tout saute !

  • Quand je pense que maintenant, y a plus personne sur Terre ! dit Phosphore.

  • Tais-toi et cours ! dit CH4, les fissures nous rattrapent !

  • Mais ça fait mal, qu'est-ce que tu crois ! AÏE ! dit Phosphore.

  • Oh, n'exagérez pas ! dit H2O.

Hélas, CH4 avait raison. Lorsqu'ils arrivèrent à l'appareil, il était déjà à moitié enfoncé dans le sol. Ils eurent tout juste le temps de monter à l'intérieur, sélectionner la date de retour et rentrer. À nouveau les lignes noires et blanches, mais sans les impressions. On les sermonna au laboratoire, mais il reste une chose : Où était H2SO4 ? Et ça, parole de héros, il ne le diront à personne.

1En fuite, poursuivi.

2Acide désoxyribonucléique.

3Solide à 20 faces.

4Gaz dont on se sert pour faire colorer les annonces.


Les atomes : Texte n° 2 (3 pages)

Mercredi 16 Mai 2007 à 08:17

Publié par villiersbg dans Mes textes

Le deuxième texte des atomes, écrit il y a environ deux ans aussi.

Planète inconnue


  • ÇA Y EST !

Dans son laboratoire, le professeur Quark et son équipe avaient fini de mettre au point une fusée permettant de s'élever dans le ciel à la recherche d'autres atomes-P1. Le lendemain, tout le monde prit la machine, mais elle refusa de décoller.

  • Allons bon, qu'est-ce qui se passe ? dit le professeur Quark.

  • Vous avez oublié l'AtomEnergiE, professeur ! dit Pixel.

  • Mais comment ai-je pu être aussi bête ? dit le professeur.

En effet, tout le monde sait chez les atomes que sans AtomEnergiE, un appareil ne peut pas voler. Soudain, par accident, au moment où Quark se trouvait dehors, les liaisons d'Uranium 235 le firent trébucher ( si on peut dire, il était à quelques nanoangströms du sol, ce qui équivaut à quelques centimètres chez les atomes ) et il tomba sur le bouton « Contact A(Atome) » . La machine commença à s'élever dans un bruit assourdissant. Le professeur Quark avait en effet fini de mettre l'AtomEnergiE et allait rentrer dans la fusée mais au lieu de cela, il la vit disparaître dans les airs. Que deviendraient-ils ?



Cependant, dans la fusée, une ambiance noire régnait.

  • Qu'est ce qu'on fait, maintenant que Môssieur (il pointa Uranium 235 d'un proton) nous a mis dans un malaxeur atomique (équivalent de « Avoir mis dans le pétrin ») ? dit NOx.

  • Mais je l'ai pas fait exprès ! protesta Uranium 235.

Tout le monde continuait de le foudroyer avec ses liaisons. Désespéré, Uranium 235 prit les commandes du vaisseau en cherchant un atome-P.

  • Ça y est, le radar en indique un au point 63-45-41 ! dit Uranium 235.

  • Mais c'est hyper loin !!! s'exclama HCl.

  • Mais on peut y être en quelques nanosecondes (équivalent de quelques dixièmes de seconde pour les atomes) grâce à la fonction « Téléportation » ! dit Uranium 235.

  • Ah oui, j'avais complètement oublié ! dit HCl.



Quelques nanosecondes plus tard, l'équipe put mieux regarder l'atome-P. Des bâtiments s'élevaient à perte de vue, les atomes fourmillaient, mais l'équipe sentit que ces atomes craignaient un danger. De la façon dont ils se comportaient et de l'arme dont ils ne se séparaient pas. Au moment où ils allaient questionner les gens, ils s'arrêtèrent net comme sur une ligne parfaitement droite.

  • Est-ce que vous voyez ce que je vois ? dit Pixel.

Question inutile.

Une armada de bombes atomiques ne passe pas inaperçue, surtout pour un atome. Mais que se passait-il là bas ? Quelqu'un leva une liaison où son arme n'était pas accrochée. Presque aussitôt, les atomes se mirent à tirer, à tirer de toutes leurs forces sur les bombes atomiques.

  • Ma parole, ces atomes sont en guerre ! dit N2O.

  • Mais ils vont faire sauter l'atome-P s'ils continuent à tirer sur les bombes atomiques ! dit HCl.

L'atome-P n'explosa pas.

Mais des atomes sortirent des bombes atomiques. Le carnage commençait et, visiblement, les atomes rouges ( pas ceux de la bombe atomique, qui, eux, étaient bleus ) n'avaient pas le dessus.

  • On va les aider ? proposa Uranium 235.

  • T'es fou ! lui répondirent ses équipiers. On veut pas se faire tuer !




Ils décidèrent donc de retourner au vaisseau chercher un autre atome-P.

  • J'en ai un autre ! s'exclama Uranium 235 une heure après.

  • Où ? demanda HCl.

  • Au point 0-0-0, répondit Uranium 235.

  • Y a un problème, alors, dit N2O.

  • Pourquoi ? dit Uranium 235.

  • N'importe quel objet situé à un point 0-0-0 est un objet qui, lorsqu'on se pose dessus, force à développer des technologies qui peuvent être bénéfiques ou malfaisantes ! dit N2O.

  • On n'a pas le choix, nous sommes attirés par la gravité, déjà ! Il faut prendre le risque ! dit CO2.



Ils se posèrent. Il y avait un code pour sortir. La petite fenêtre indiquait : Entrez votre code d'administration puis faites passer au code-barres votre carte. Suivait un pavé numérique et une fente pour entrer la carte d'identité. N2O tapa son code qui lui avait été attribué dans son diplôme de scientifique : 289233256. La machine afficha : Code accepté. Un voyant vert s'alluma. Sa carte d'identité fut passée au code-barres aussi. Réponse de l'ordinateur : Carte d'identité acceptée. Le deuxième voyant s'alluma. La porte s'ouvrit toute grande, mais des précautions étaient aussi prises pour cela : près de la porte, un compte à rebours commença : 5,4,3,2,1,0 ! Avec une grande force, la porte se referma devant tout le monde. À la sortie, un robot inspecta le proton d'HCl. Après un temps interminable, le robot dit :

Vous pouvez passer. Bienvenue à Technologie City !



L'équipe avait beau essayer de ne pas faire attention, mais la technologie grouillait jusque dans les tuyaux ! Ils devaient taper tout le temps des codes, vérifier leur ADA1 et un tas d'autres précautions soi-disant indispensables dans Technologie City. Tout ce manège commençait à leur taper sur les électrons quand soudain, ils furent convoqués par le président de Technologie City.

  • Bonjour messieurs, merci d'être venu, j'ai à vous parler, dit le président.

  • Eh bien, nous voilà, dit CO2, mais que vouliez-vous nous dire, au juste ?

  • Deux mots, répondit le président, et les voici : CAPTUREZ-LES !

Ils essayèrent bien de se défendre, mais les multiples prises d'ADA avait permis de tout connaître sur eux, donc de toute manière, un bon crochet du gauche les assomma tous à moitié. Ils virent le président en train de faire quelque chose, mais quoi ? Cet air humain qui n'est pas plus humain qu'un réveil... Soudain, le président se dévissa littéralement la tête pour faire place à un vieil ami.

H2SO4 !!! On l'avait cru mort il y a six mois de cela, en compagnie de Phosphore, H2O et CH4 !

  • Nous avons des comptes à régler, je crois, dit-il.

  • Je ne comprends pas, dit NOx.

  • Tout le monde croit que je suis mort et je déteste devoir me cacher tout le temps, changer d'endroit au fur et à mesure et c'est VOUS les principaux propagateurs de la nouvelle ! dit H2SO4 qui avait de plus en plus de mal à se retenir.

H2SO4 appela sa garde. Les robots étaient en très grand nombre et énormes.

  • À l'attaque !! lança H2SO4.

Ils s'élancèrent. Si H2SO4 avait regardé un peu plus longtemps les robots, il se serait aperçu qu'ils démolissaient sa maison et qu'il tombaient les uns après les autres dans le vide pour aller s'écraser cent mètres plus bas. En effet, les atomes avaient pu se faufiler entre les robots puis sortir tranquillement. Enfin, presque ... Les robots encore « vivants » avaient démoli l'accueil et semblaient les attendre. Ils refirent la même chose que chez H2SO4 puis repartirent avec leur fusée.

  • Qu'on ne me parle plus d'expéditions sur un atome-P avant huit mois ou je fais un carnage ! dit Pixel.




Une fois rentrés discrètement, ils retournèrent chez eux et essayèrent d'oublier cette affaire un peu trop palpitante à leur goût.


1atomes-Planètes

1Acide désoxyriboatomique


Roger Hit : texte n° 3 (5 pages)

Lundi 21 Mai 2007 à 22:38

Publié par villiersbg dans Mes textes

Le troisième épisode de Roger Hit.

Bonjour, je m'appelle Roger Hit, je viens de fêter mon trente-sixième anniversaire, je n'ai toujours pas de rasoir et ma barbe est longue de trois centimètres. Je n'ai toujours pas changé d'appartement, on ne m'a pas proposé dans le casting du film « James Bond : Le retour », j'ai piqué une Kalachnikov1 au voisin d'à côté (il prend ses précautions, dis donc !) en plus du Desert Eagle2 armé façon .44 Magnum3. Mes amis (si j'en ai encore) m'appellent « Le traqué » et je suis considéré comme serial killer dans l'affaire Dack (étouffée très vite pour ne pas faire voir la nullité de la police locale) et l'affaire Phantom (nom de code donné suite à un témoignage d'un clochard fou prétendant avoir vu des fantômes). Mais, passons.


En cette journée fraîche de mars 2011, j'étais affalé sur le fauteuil du trois-pièces que je m'étais escrimé à nettoyer. C'est vraiment pas un travail pour les hommes. J'avais nettoyé les vitres, jeté les produits périmés depuis plus d'un mois (tous, quoi), repassé mon linge, lavé le sol, etc ... le nettoyage annuel, quoi ! Mais ma petite vie ne m'intéressait plus. J'avais de plus en plus soif d'aventure. J'avais déjà eu avec Dack 4 de sérieux problèmes. Et voici qu'il m'avait envoyé une lettre. Mais quelle lettre ! Lisez donc :


Bonjour Mr. Hit,


Vous ne m'avez pas oublié ? Non ? Je l'espère. J'aimerais avoir un rendez-vous avec vous demain soir sur les docks. Ce rendez-vous risque d'être un peu spécial, puisque ce sera le seul que vous aurez avec moi. N'amenez aucune arme ! Sinon...


Dack


Je dus donc reprendre mes habitudes. Et je sentais curieusement qu'on m'espionnait depuis hier. J'entrouvris un rideau. Un homme était devant la maison. Il avait l'air soucieux et tenait une arme dans sa main gauche. J'ouvris la fenêtre. Je pointai ma Kalachnikov vers lui. Je m'arrêtai. Cet homme avait l'air étrange. Un air que je connaissais.


******


Dack rongeait son frein sur les docks. Trente-six heures s'étaient écoulées depuis l'envoi de la lettre. Il ne devait plus tarder. Soudain Hit vint enfin.

  • Pas trop tôt ! grommela Dack. Qu'est-ce qui vous a retardé ainsi ?

  • Vous le savez aussi bien que moi, dis-je.

  • Gino ? Il n'est pourtant pas venu ici...

  • Vous avez averti quelqu'un pour me tuer.

  • Hein ?

  • Je connais bien la CIA, vous avez envoyé la seule personne que je connaisse là-bas : Mr. Johnson !

  • Qu'est-ce que vous racontez ?

  • Johnson m'a aidé dans la police et est devenu agent à la CIA. Vous avez commis une erreur, Dack. Je le haïssais. Il m'avait amené devant les juges pour que je ne le gêne pas.

  • Je vous dis que je ne vois pas du tout de quoi vous parlez !

  • Soit, eh bien...

PAN !

Un coup de feu retentit dans la nuit noire. La lune se dévoila enfin, révélant Johnson sur le toit voisin.

  • Filons ! dis-je.

  • Trop tard !

Je vis Johnson faire un signe.

  • EMPAREZ-VOUS D'EUX !

  • Adieu, Hit ! dit Dack.

  • Quoi ? Vous allez me laisser dans ce piège ?

  • C'est la dure loi de la vie...

Sur ces mots, Dack s'évapora.

La police commençait à foncer sur les docks. Il me restait deux chances :

  • L'eau : impensable, 11°C, je serais hydrocuté.

  • Les caisses des docks : ma seule chance.

S'ensuivit une poursuite mémorable.

Je bondissais au-dessus des caisses empilées n'importe comment, au grand dam des policiers, qui avaient énormément de mal à ne pas se faire distancer. Malheureusement, quand je ne vis plus personne derrière moi, je sus qu'ils utiliseraient les grands moyens : le détecteur de métaux longue distance qui émettait un signal d'alarme si les policiers trouvaient du métal sur quelqu'un. C'est interdit de porter du métal sur soi, mais on a déjà entendu des grosses sonneries sur les policiers.

Un rayon jaune passa à cinq ou six mètres de moi : le champ de détection du détecteur de métaux.

Je me réfugiai derrière une caisse. Ne pas faire de bruit. Pas le moindre bruit. Pas le moindre ...

CRAC !

  • ...

Je préférais rester muet devant cette ironie du sort. Les policiers, non.

  • Venez ! Les chiens ont senti quelque chose ! dit un policier.

  • Compteur de décibels à 30 ! Y a quelqu'un ! dit un autre.

  • Détecteur de chaleur réagissant à 100 mètres ! Son compte est bon ! finit le troisième. On y va !

J'étais cuit. Le bord des caisses donnait malheureusement sur la mer. C'était marée haute, il n'y avait qu'un mètre entre la mer et moi. Mais ! Il y avait un minuscule bateau pour une personne. Ma seule chance de salut !


**********

  • Cette fois, il est fichu ! dit un policier.

  • Si il a touché à notre embarcation piégée, ça va péter ! dit le deuxième.

Soudainement, une déflagration secoua tout le quai.

  • Et voilà ! Avec tout le plastic5 qu'on a mis dedans, il restera pas grand-chose de lui ! fit le troisième.

Soudainement, trois tirs retentirent. Les trois policiers tombèrent et je sortis.

Qu'avais-je donc fait ? Remontons le temps pour regarder trente secondes avant l'explosion ...


Il y avait un minuscule bateau pour une personne. Ma seule chance de salut ! Soudain, je vis une masse blanche dans le fond : du plastic ! Le détonateur s'actionnait quand une masse était sur le bateau. C'était un piège ! Un cercueil flottant ! Je me cachai derrière une autre caisse. J'entendis les voix de deux policiers. Je lançai discrètement une petite caisse sur l'embarcation. Elle explosa aussitôt. Je pris ma Kalachnikov et je tirai vers les trois policiers. Ils tombèrent comme des mouches et je bondis par-dessus la caisse.


****


Voyons du côté de Dack :

Encerclé par une dizaine de policiers, il ne pouvait pas faire grand-chose... Enfin, si :

  • MO NISTORCEMATEUCES INFERNO !

Les policiers qui l'encerclaient s'envolèrent et disparurent. Au bout d'un certain temps, Dack commença à devenir translucide puis disparut lui aussi.

****

Dans un endroit où personne n'a jamais mis les pieds et où personne n'oserait s'aventurer, que personne ne connaît :

  • Dack ! tonna une voix énorme qui résonnait comme dans une église, mais c'était un sanctuaire.

Une immense clarté envahit la pièce, et Dack apparut, un genou en terre :

  • Oui, maître ?

  • J'aimerais que vous m'ameniez quelqu'un, celui qui vous a tué une fois. Cela ne s'est pas produit depuis trois siècles.

  • Roger Hit, ce petit détective de pacotille ? Oui, maître.

  • Si il vous a tué une fois, ce n'est plus un détective de pacotille, Dack.

  • On l'aurait cru, à quelques occasions. Il y a un an, j'ai pris la place d'un technicien pour annoncer le pistolet. Ma « boîte à fantôme vert » a parfaitement simulé ma mort, ce pauvre Hit a pensé me faire taire définitivement. Je l'ai laissé partir sur le toit quand mes frères l'encerclaient puisque c'est moi qui ai ouvert la lucarne. Il ne savait pas que j'étais insensible au pentagramme puisque je ne suis ni revenant ni réalité. Sa vie ne tient que sur vos ordres, mais n'est-ce pas là la preuve que Hit n'est qu'un pauvre imbécile ?

  • Peu importe, je veux que vous me le rameniez vivant, de gré ou de force.

  • A vos ordres, maître.

Dack allait partir quand :

  • Si il vous résiste trop longtemps, TUEZ-LE.


***********


Revenons à Hit :

J'avais réussi à prendre la fuite et à rentrer dans mon trois-pièces. Harassé de fatigue, je m'endormis.


***


Pas très longtemps. J'entendis des craquements. Je regardai ma montre : Quatre heures du matin. Sûrement un rat ! Je pris mon balai. Une clarté illumina soudainement toute la pièce d'à côté. Quelqu'un devait jouer avec le groupe électrogène. Je tressaillis en voyant dans la lumière toute proche Dack ! Il était donc toujours vivant ! Le pentagramme ne l'avait pas aspiré ? Comment avait-il fait pour s'échapper ? Et pour rentrer ici ? Une foule de questions germa dans ma tête. Je pris ma Kalachnikov et me dirigeai dans la pièce.

  • Haut les mains, Dack !

  • DESARMUSKALACHNIKA !

Aussitôt dit, aussitôt fait : la carabine alla droit dans les mains de Dack.

  • Vous disiez, Hit ?

  • RIEN !

  • Bon ! J'ai des choses à vous dire. Premièrement : des explications sur moi. C'est moi qui, déguisé en technicien, vous ai attiré à votre perte. La fumée verte sortie du boîtier n'était qu'une poudre. J'ai utilisé mes talents magiques pour simuler ma mort. C'est moi qui ai ouvert la lucarne, moi qui me suis poignardé avec un hologramme, moi qui vous ai laissé tranquille. Je ne suis ni revenant ni réalité, il est impossible de me tuer. Et deuxièmement, de gré ou de force, vous devez m'accompagner, le maître veut vous voir.

  • Quoi ???

Dack dut me répéter deux fois l'information pour que je comprenne.

  • Et d'abord, où est-il, ce grand patron ?

  • Dans un autre univers, parallèle au vôtre.

  • Écoutez Dack, c'est dans les mangas ces histoires-là !

  • Eh bien non !

  • Pourquoi ?

  • Parce que je vais vous y conduire.

  • Rien que ça !

C'est alors qu'un éclair blanc zébra le ciel. Autour de Dack flottaient des cercles bleus qui m'enveloppèrent à mon tour. Toute résistance fut vaine. Je ne pouvais pas toucher ces cercles. Tout à coup, une lumière blanche intense me força à me protéger les yeux. Puis je vis autour de nous, le vide. J'étais en l'air. J'avais l'impression que de l'acide sulfurique me traversait. Je n'allais pas tenir très longtemps, même avec de l'air ...

1AK-47, fusil, grand angle de visée.

2On le voit souvent dans les films, il a fait ses preuves avec moi.

3Calibre 11 mm.

4Voir « Mr. Dack et sa machine » et « Le mystère Dack »

5Explosif puissant, ne pas confondre avec plastique.


Roger Hit, texte n° 4 (5 pages + 1 ligne de 6e page)

Dimanche 17 Juin 2007 à 08:06

Publié par villiersbg dans Mes textes

La 4ème nouvelle de Hit arrive ! Elle a été écrite il y a une semaine et demi. Pour rappel, toutes ces nouvelles sont des premiers jets, on peut encore peaufiner...

L'univers de Dack


Bonjour, je m'appelle Roger Hit, trente-six ans un jour, sans rasoir avec une barbe longue de trois centimètres. Désolé de ne pas pouvoir faire de commentaire sur mon appartement car je suis emporté par Dack. En attendant, il reste les James Bond : mon blouson est déchiré donc ça m'étonnerait que j'arrive au casting. Pour le moment, je m'en fiche, puisque Dack me fait vivre toute autre chose. Venons-en donc au fait...


Dack m'emporte dans l'espace et quelque chose me dissout et je ne crois pas tenir bien longtemps...


  • Un peu de courage ! Tenez bon jusqu'à l'arrivée !

Un peu de courage, c'est ça ! En attendant, ce qui me dissolvait était l'air : il n'était pas du tout comme le nôtre et brûlait les poumons. Heureusement, on arrivait. La bulle s'ouvrit, laissant passer de l'air pur. Je regardai où nous étions. Pas de gratte-ciels futuristes comme je me l'avais imaginé, mais des maisons un peu bizarres : elles avaient la forme d'un petit Y avec le toit en bas et les gens à l'envers !

Soudain, j'eus un sursaut de frayeur : une énorme boule de feu passa juste à ma droite et enflamma un bosquet.

  • J'avais oublié de vous prévenir : les météorites passent dans l'air de cette planète sans s'embraser. La composition de l'air est en effet différente de celui respiré sur Terre. Nous arrivons.

Une sorte de sanctuaire rouge apparut. Nous traversâmes sans difficulté le mur. Une créature blafarde nous attendait, une sorte d'humain mais imaginez-vous un humain faisant trois mètres et demi de haut, qui brille dans le noir, avec une figure, des bras et des jambes déformées. Ce n'était pas beau à voir. Cette créature étrange semblait être le maître de Dack.

  • Dack, vous m'avez bien amené Roger Hit ?

  • Oui, maître.

  • Ben ouais, j'suis là ! Ça se voit pas ??? hurlai-je.

  • Emmenez-le au cachot.

  • A vos ordres, maître.

Je voulus placer mon mot :

  • Qui êtes-vous d'abord ?

  • Nous somme les Hrykälmöns (ne rigolez pas, c'est quasiment intraduisible. N.D.T) et nous avons un projet : délivrer la Terre de ses habitants.

  • Quoi ? Une INVASION de la Terre ?

  • Invasion n'est pas le mot. Nous voulons seulement déplacer votre peuple vers un monde meilleur, le nôtre.

Soudainement, un petit point rouge apparut dans le sanctuaire puis grossit jusqu'à devenir un globe presque parfait d'un léger teint indigo.

  • Notre monde est cinq fois plus grand que le vôtre, l'air y est quasi respirable avec 70 % d'azote, 23 % d'oxygène et 7 % de gaz...

Je le coupai net :

  • 7 % de quoi ?

D'un air timide, comme s'il redoutait cette question, il me confia :

  • De l'Ëbörite~45~AB9.

  • Késako ?

  • L'équivalent pour vous d'une substance cancérigène.

  • Alors pas question que sept milliards de personnes viennent trouver refuge ici !

  • De toute façon vos discussions ne serviront à rien. Dack, emmenez-le.

  • NOOOOOOOOOOOOONNNNN....

Ma voix fut rapidement étouffée. Je ressentis soudainement une secousse électrique intense et m'effondrai sur le sol.

***

Pendant ce temps, sur Terre, le MondioPrésident1 recevait une étrange missive . Après le contrôle de lettre, le président lut :

Bonjour monsieur le MondioPrésident,

Moi, chef des Hrykälmöns, vous sommons de préparer un maximum de fusées possible pour évacuer la planète et aller vers un monde meilleur, Uretöm. Cette planète est à trois jours de fusée, une sonde vous ouvrira le chemin. Si vous refusez mon offre, votre pauvre planète en surpopulation depuis un siècle ne tiendra pas longtemps et sera détruite dans une semaine par mon concentré cancérigène et sera rayée de la carte avec l'énergie suratomique. A prendre ou à laisser.

Enron, chef des Hrykälmöns.


Le président jura en russe et donna un coup brusque sur la table puis hurla à un homme au fond :

  • Général Piotr ! Je reçois une lettre de menaces extraterrestre. Préparez-moi ma fusée personnelle et allons voir cette fichue planète. Il y a une carte avec la lettre.

  • A vos ordres.

***

Je me réveillai dans une cellule de prison comme on en voit dans les films. Je me massai le crâne. Puis je regardai la cellule. Il y avait en guise de mobilier un lit pliant, une petite table en bois pourri, probablement pour pouvoir manger, et une petite chaise. Soudain, dans un coin de mur, je vis une sorte de rectangle vert phosphorescent. Il faisait noir et je butai sur une dalle légèrement plus haute avant de m'étaler sur le mur. Je me relevai. Ce rectangle ressemblait à un visiophone. Un visage apparut, aussi horrible que celui du sanctuaire et une voix s'échappa de je ne sais où et me dit :

  • Monsieur Hit, vous êtes dans la cellule 08-LO-T7-JAT, vous avez été emprisonné pour tenir des propos illicites comme : ne pas vouloir que la Terre soit détruite, 3 ans de prison, empêcher les Terriens de venir sur notre belle planète, 5 ans de prison, et désobéir à Notre Maître Suprême Enron, 25 ans de prison. Vous êtes donc condamné à 33 ans de prison. Cependant, votre cage est ouverte, trouvez ce qu'il faut faire.

  • 33 ans ??? C'est quoi ce bin's ???

Je ne pouvais pas trop réfléchir, il me fallait trouver en vitesse l'ouverture de la porte. Je le trouvai en deux secondes sous la table. C'était presque trop facile. Cela devait bien cacher quelque chose. Avant d'appuyer, je regardai le jour : 5 mars 2011. J'avais été assommé un jour ! J'appuyai. La cage s'ouvrit. La voix me dit :

  • Bonne chance dans l'autre univers, Hit !

Comment ça un autre univers ? Un vent glacial me parcourut l'échine. Il faisait noir dehors. Le couloir de la prison. Je marchai ... et m'arrêtai au bord du vide ! Je m'accoutumai rapidement à la pénombre et vis une petite plateforme après la cellule. Plus loin, le vide. J'entendis un petit bruit de moteur et entr'aperçus deux réacteurs.

  • Eh ! Mais si il n'y a plus d'essence ! pensai-je tout haut.

Poutt...

Poutt...

Poutt...

KAPUTT !

  • Oh oh...

***

Pendant ce temps, dans la navette du MondioPrésident :

  • Cette lettre a été traitée correctement donc je suis sûr que nous faisons route vers quelque chose. Vous pouvez taire vos inquiétudes, général. dit le MondioPrésident.

  • Oui, mais j'ai des doutes... dit le général.

  • Cette machine est lente... nous allons passer à 150 000 km/h.

  • Quoi ? Ce vaisseau est équipé du dispositif « SLL2 » ?

  • Oui, nous allons le faire pour être sur cette planète en quelques secondes.

  • ...

Une voix mécanique annonça :

  • SLL en marche dans 5 secondes, 4 secondes...

  • Glups...

Le général déglutit.

  • SLL en marche dans 3 secondes, 2 secondes...

Le général n'était pas à l'aise.

  • SLL en marche dans 1 seconde, SLL en marche !

***

Je tombai comme une pierre dans mon cercueil volant, ou plutôt tombant. Un énorme vaisseau était à quelques mètres. Il devait probablement charger les prisonniers à son bord. Soudain une lumière m'éblouit. Je vis un point noir qui grossissait vite, très vite...

***

Le général ferma les yeux, puis les ouvrit. Les étoiles les environnant avaient l'air de comètes.

  • Nous arrivons, dit la voix mécanique.

Soudain, le général vit une plateforme qui tombait sur le vaisseau, vite, très vite...

***

J'avais évité la collision avec la plateforme et une sorte de comète. J'avais cru distinguer la forme d'un petit vaisseau. J'étais à un bon millier de mètres au dessus du sol et... Mais !!! J'allais respirer les vapeurs toxiques. Non. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Et puis ce vaisseau... S'il était équipé du SLL, vu sa vitesse, ça pourrait être celui du ... MondioPrésident ! C'est le seul vaisseau qui possède le SLL. Mais pourquoi venir ici ? Il allait bientôt rencontrer Dack. Ça faisait longtemps que je n'avais pas pensé à lui.

Soudain une voix affolée lança :

  • Altitude 800 mètres. Altitude 791 mètres. Altitude 782 mètres.

Cela me laissait du temps. Soudain, à quelques mètres en-dessous de moi, je vis le vaisseau géant, encore à une centaine de mètres il y a une minute et demie. A un mètre au-dessus du vaisseau, la plateforme fut soudainement emportée comme un fétu de paille. Je tombai sur le toit du vaisseau. Je remarquai une porte dans le vaisseau. J'entrai.

Je tombai dans une petite pièce noire. Probablement un placard à balais. Je sortis. Et je rentrai dans une salle de bal immense. Il devait bien y avoir une centaine de gens là-dedans. Mais ils étaient tous horribles à voir. C'était indescriptible. C'était à se demander comment ils arrivaient à danser. Soudain, deux voix, dont une que je connaissais, hurlèrent :

  • Silence !

  • Présidents des planètes, dit Enron, nous ne vous avons pas réuni ici pour danser, mais pour signer un pacte avec...

C'est alors que je compris qui c'était. Je me tassai près du MondioPrésident.

  • ... le MondioPrésident de la Terre, acheva Enron.

  • Non ! Je n'ai reçu de vous qu'une lettre de menaces ! Comment pouvez-vous dire de telles choses ! répliqua fermement le MondioPrésident.

  • Moi ?

  • Oui ! Et puis, j'ai gardé votre lettre ! dit-il en brandissant un papier de sa poche.

Et tout le monde s'approcha. Et lut cette fameuse lettre :

Bonjour monsieur le MondioPrésident,

Moi, chef des Hrykälmöns, vous sommons de préparer un maximum de fusées possible pour évacuer la planète et aller vers un monde meilleur, Uretöm. Cette planète est à trois jours de fusée, une sonde vous ouvrira le chemin. Si vous refusez mon offre, votre pauvre planète en surpopulation depuis un siècle ne tiendra pas longtemps et sera détruite dans une semaine par mon concentré cancérigène et sera rayée de la carte avec l'énergie suratomique. A prendre ou à laisser.

Enron, chef des Hrykälmöns.

Tout le monde eut un mouvement de recul horrifié après avoir lu la lettre et se tourna vers la direction d'Enron. Ce dernier avait disparu. Je me lançai dans la direction où il était. J'aperçus des petites fusées destinées à se sauver en cas d'incendie ou d'attaque. Dans la prévoyance de ce dernier cas, elles étaient de vrais monstres de combat. Enron était dans l'une d'elles. Je sautai dans une deuxième qui décolla aussitôt. Les commandes étaient faciles, comme pour une voiture sans levier de vitesse, avec un moteur-fusée, la possibilité de tirer, et de pouvoir aller vers le baaaaas et le haut ! Enron m'avait vu et commença à me canarder. Je me réfugiai dans l'ombre du vaisseau. Enron passa sans me voir. Je tirai. Le projectile mit un des six moteurs hors service. Je préférai filer. C'est étrange comme ça se maîtrise vite ! Je vis des projectiles violets devant moi et je vis sur le tableau de bord un gros bouton « Missile à tête herposix ». J'appuyai. Un énorme missile (étonnant qu'on puisse mettre ça dans une carlingue si petite !) avec une tête bordée de lames fonça sur Enron et détruit le vaisseau. Le carburant commençait à manquer et j'eus juste assez de carburant pour m'arrêter juste devant le vaisseau dans l'espace (il avait pris de l'altitude !!!) pour enfin comprendre que ma dernière chance pour rentrer sur Terre venait de s'évaporer : j'étais pris au piège.


Hit pourra-t-il rentrer sur Terre ?

Vous le saurez dans le prochain épisode.

FIN DE L'ÉPISODE

1Président du monde entier élu fin 2010 pour dix ans. Son nom : Alexandr Sanma (russe)

2Suivre La Lumière.


Roger Hit : texte n °5 (5 pages)

Vendredi 06 Juillet 2007 à 18:54

Publié par villiersbg dans Mes textes

Après presque un mois d'absence, Dack est de retour ! Dégustez cette  cinquième nouvelle :

Futura

Bonjour, je m'appelle Roger Hit, 36 ans et quelques jours en 2011, je suis maintenu sur une planète étrange, je me demande s'ils font James Bond là-bas... Enfin, je n'arrive pas à rentrer chez moi bien au chaud... Enfin, passons.


Je ne sais pas le temps qu'il fait sur Terre donc on ne va pas commencer par « C'était une journée fraîche... » mais par « Je suis maintenu sur Uretöm... »

donc :

Je suis maintenu sur Uretöm en mars 2011, bien loin de la Terre. Je cherche à rentrer sur Terre. Je ne sais pas comment. Pour le moment, perdu dans mes pensées dans le vaisseau où j'ai embarqué pour descendre Enron, je ne vois pas pas que je heurte le vaisseau. Le choc me remet les pensées à l'endroit. Il faut que je sorte. L'oxygène n'est pas inépuisable là-dedans ! J'explorai brièvement le vaisseau pour voir dans un tiroir un scaphandre. Je le mis. Je sortis. Et puis, je ne sais pas si c'est l'oxygène ou l'apesanteur, mais je me mis à rire comme une baleine. Je ris, incapable de me contrôler. Personne ne pouvait m'entendre, mais je riais. Je riais. Et puis, tout en riant, je me dirigeai vers une entrée du vaisseau. Je passai dans un sas où j'enlevai rapidement mon scaphandre. Devant moi, il y avait trois couloirs. Aucun n'était éclairé. Celui juste devant moi était froid, celui de droite me réchauffa et celui de gauche ne dégageait ni chaleur ni fraîcheur. Je résolus d'aller vers ce dernier. Le couloir était en forme de coupole de métal, le bruit de mes pas résonna dans le silence. J'aboutis à une salle dont la porte indiquait : « Cryogénisation ». Je tournai la poignée puis tentai d'entrer. Sans succès.

Je revins dans le couloir. Et j'entendis un brouhaha de voix entremêlées.

***

Sitôt le vaisseau d'Enron disparu, les T-78 (matricule de gardes de l'empereur Enron) s'emparèrent de Sanma (MondioPrésident). Il tenta bien de se débattre, mais un tampon de 45-C ou chloroforme, l'endormit. Il se réveilla plus tard, ils sortaient de la salle et se dirigeaient dans un couloir en forme de coupole de métal qui amplifiait le bruit des pas. Le MondioPrésident remarqua qu'il faisait très froid :

  • Dites donc, où m'emmenez-vous ? dit-il.

  • Cryogénisation, grommela un garde.

  • Mais !

Il tenta de se dégager.

  • Je suis le MondioPrésdent de la Terre après t...

Un bruit l'interrompit alors qu'ils prenaient un couloir où il n'y avait ni chaleur ni fraîcheur. Un bruit de pas amplifié.

***

  • Coincé ! pensai-je dans ma tête.

Je vis le couloir. la sorte de coupole faisait bien cinq mètres et je pouvais, grâce aux multiples trous, escalader le sommet de la coupole. Ils se trouvaient à une cinquantaine de mètres et ne m'avaient pas vu.

  • Coincé, mais pas piégé...

***

Une minute plus tard les T-78 arrivaient. Ils ne remarquèrent rien. Pourtant leurs yeux étaient de véritables yeux de lynx ! Ils scrutèrent.

  • Ça devait être un rat. Mais j'ai un doute... dit un T-78. Toi, dit-il à l'autre T-78, mets-le en cryogénie.

  • A l'aide ! Au secours ! hurlait le MondioPrésident.

  • Laisse tomber, le vieux.

***

Pendant ce temps, agrippé à la paroi comme je pouvais, j'assistais à la scène sans pouvoir agir. Le MondioPrésident allait se faire cryogéniser ! J'escaladai comme je pus et je me retrouvai en haut de la paroi juste devant la porte noire. Elle était entrouverte. L'autre garde me tournait le dos. Il me fallait trouver une diversion. Et je vis, sur la paroi juste au-dessus du garde resté devant la porte, un morceau de métal qui pendouillait. J'arrivai juste au-dessus du garde. Je pris ce morceau et le lançai. Il tomba quelques mètres devant le garde qui alla voir dans cette direction. L'autre étant allé dans la salle de cryogénie1, je descendis rapidement pour y entrer.

Le spectacle était encore plus macabre que je ne le pensais. Un froid glacial s'installa sur ma colonne vertébrale, décidé à ne plus bouger. Une odeur pestilentielle régnait. La salle devait plus servir de cimetière que de cryogénisation normale. Je vis soudain dans le fond le MondioPrésident qui hurlait à l'aide. Je résolus de ne pas faire le moindre bruit. Grossière erreur ! En effet, de la glace dans un sarcophage de cryogénisation ne reste pas longtemps là-dedans. A l'ouverture d'un sarcophage, la glace partait avec. Et, juste à côté de moi, un sarcophage s'ouvrit. Pour une raison inconnue, mais de la glace tomba devant moi. Je continuai de marcher et je glissai.

Ma culbute me fit faire un splendide roulé-boulé qui s'acheva devant un T-78. Il y eut un grésillement émis par le T-78.

  • CRRRR...

Un instant plus tard, la porte s'ouvrit en compagnie de quelques gens :

  • Dack (si j'avais pu, je l'aurais tué !),

  • Le deuxième T-78,

  • Un robot matriculé 90-00-34 armé jusqu'aux dents,

  • Le délégué de Brital2,

  • Enron.

Je fus surpris par l'arrivée de ce dernier. Son vaisseau n'avait-il pas explosé avec le missile à tête herposix3 ? Je ne pus pas me poser beaucoup de questions. En effet, Enron venait de dire un ordre dans une langue que je ne comprenais pas. Ce que je savais, c'est que ce n'était pas pour me faire du bien.

En effet, le robot venait de sortir un canon plasma-acide4 de ses multiples poches. Il le pointa vers moi. Soudain, je vis un boomerang électrique se précipiter vers le robot et le tuer net, en aspergeant un énorme mélange plasma-acide qui faillit me toucher. Une goutelette tomba sur le bout de mon vêtement. Une seconde plus tard, le bout avait disparu. De la fumée s'éleva en épaisses volutes et quand celles-ci disparurent, le délégué de Brital était parti, le T-78 finissait de dissoudre sous sa carapace de fer. J'étais donc seul contre Dack et Enron. Soudain, je vis une petite télécommande dans la main d'Enron. Il appuya sur un bouton où je réussis à lire « Cryogénisation de la salle ». Puis Dack et Enron partirent. Pendant ce temps, je vis le T-78 qui avait donné l'alerte enfermé dans un sarcophage. Il commençait à faire froid. Je décidai de me mettre dans un sarcophage vide. La température était bonne. Dans la salle, le thermomètre indiquait - 145°C. Soudain, je sentis qu'on m'avait placé une perfusion. Le liquide m'endormait progressivement. Avant de sombrer, je me posai une question : Qui avait bien lancé le boomerang électrique ?


2047. ZONE INTERDITE 32.


Je me réveillai. Combien de temps s'était-il écoulé ? Six mois ? Un an ? Je regardai ma montre : 15 h 03, 8 juin 2047.

  • QUOI ?

Je ne pus retenir un cri. Je sortis du sarcophage. Apparemment, le vaisseau était au sol. Je sortis. Et j'étouffai une exclamation. Des dizaines d'hommes tournaient le dos au vaisseau en faisant un carré d'une centaine de mètres et en l'air, on pouvait lire sur un écran :

Zone interdite 32. Toute personne surprise dans cette zone sera reduite au grade de Gazso.

Je me demandai :

  • C'est quoi Gazso ?

Je compris trop tard que j'avais parlé à voix haute. Les gardes se retournèrent. Ils tenaient à la main une sorte de balle. Je dis :

  • C'est avec ça que vous comptez me réduire au grade de ... Gazso ?

  • Rendez-vous ! hurla un garde.

  • Jamais !

  • Tant pis. Allez-y ! hurla le garde aux autres.

Et des traînées bleuâtres jaillirent des balles, me faisant faire un vol plané de plusieurs mètres en hauteur et en longueur, et je retombai au sommet du vaisseau.

  • Attrapez-le ! hurla le garde.

Ils se ruèrent vers le vaisseau. J'essayai bien de me défendre, mais ils me maîtrisèrent presque aussitôt. Je fus conduis dans un poste de la police (le mot avait été remplacé par N.A.L.R.5) locale.


**


On me fit passer un véritable interrogatoire. L'agent me dit :

  • Que faisiez-vous dans la journée du 8 juin avant votre arrestation ?

  • Je ne sais pas, répondis-je.

  • Ben voyons ! Câble ! hurla-t-il à l'adresse d'un sergent qui se trouvait un peu plus loin. Ce dernier rapporta un câble électrique et un pot d'acide.

  • Je vous dis que je ne sais pas ! insistai-je. Je peux vous dire que j'étais cryogénisé, ça vous suffit ?

  • A l'hélium ?

  • Oui, pourquoi ?

  • L'hélium n'est pas légalisé dans les sarcophages cryogéniques, me répondit l'agent, c'est la tricytosine de carbone6. Rien que pour ça, vous méritez un séjour sur le bagne Robota7 III sur Terre. C'est d'ailleurs ce que nous allons faire. Sergent, câble et acide pour monsieur.

Je croyais qu'il allait me torturer avec mais au contraire, il me donna des gants anti-courants électriques et les deux objets.

  • Ce matériel vous servira sur Robota III. Prenez-en soin, sinon vous recevrez vingt coups de câble électrique. Vous en aurez d'ailleurs vingt si vous videz le pot d'acide avant le terme de votre séjour, soit un mois et demi.

Le pot faisait un demi-litre. Le sergent me tendit une petite boîte :

  • Appuyez sur le bouton.

J'appuyai. Un icosaèdre8 géant avec des bords bleu électrique parut sortir de la boîte. Il y avait une sorte de spirale qui se formait à l'intérieur. Le sergent me dit :

  • Montez dans l'icosaèdre.

Je ne bougeai pas. Je savais que ce téléporteur me conduirait vers le bagne.

  • J'ai dit montez ! cria le sergent.

  • Non !

Le sergent sortit un câble électrique de sa poche. Il le leva vers moi. Une violente secousse me propulsa dans la spirale de l'icosaèdre. Les sensations que j'éprouvai à ce moment-là étaient totalement bizarres. Tout d'abord, j'eus l'impression que mon estomac se contractait, puis j'eus une impression de tristesse d'aller au bagne. Ce fut tout. Trois secondes plus tard, j'arrivai. Une pancarte délabrée sur une porte à quelques mètres indiquait :

Bagne Robota III

Je regardai autour de moi. Il y avait une personne. Elle me dit tout en brandissant un pot d'acide ouvert :

  • Entrez.

J'entrai.

Et c'est là que je vis deux personnes que je connaissais bien. Elles se trouvaient à gauche de la porte.

Enron.

Dack.

Dans ma stupéfaction, je n'entendis pas la personne me dire :

  • Prenez vos objets. Ho ! Vous m'écoutez ?

Je sortis de ma stupéfaction :

  • Euh, pardon ?

  • Prenez vos objets, répéta la personne.

Je pris mes objets et je me dirigeai vers la place indiquée. Mais je me posais tout de même une question :

Pourrai-je un jour revenir à mon époque ? Et si oui, comment ?





Hit pourra-t-il un jour revenir dans son époque ?

Pour le savoir,

lisez l'épisode suivant.

1Conserver quelque chose au zéro absolu. En 2011, on cryogénise à l'hélium (glace pour les sarcophages de basse qualité) pendant un mois maximum. Sur le vaisseau, on peut conserver un corps trois siècles.

2Planète découverte en début d'année, ses habitants sont plutôt pacifiques.

3Missile de technologie razettienne (pays en guerre).

4Technologie razettienne, un canon projette du plasma, l'autre de l'acide sulfurique, en se mélangeant, c'est meurtrier.

5Non A La Révolution.

6Cette formule n'a jamais existé, rassurez-vous.

7Travail en tchèque.

8Solide de vingt faces.

Meurtre (4 pages)

Lundi 09 Juillet 2007 à 12:49

Publié par villiersbg dans Mes textes

Un meurtre et une enquête, tout cela donne cette nouvelle ... Bonne lecture !

Meurtre

Minuit. Une ombre se profile sur les murs noirs de la ville. Un vieux pêcheur est assis dans sa barque. Un cri à vous glacer le sang retentit.

  • AAAAAAAAAAAAAAH !!!

Le pêcheur se retourne. Une lumière est allumée et on voit nettement deux hommes, L'un d'entre eux est armé d'une sorte de couteau, l'autre d'une batte de base-ball. Bientôt ce dernier s'effondre, frappé par le coup mortel. Le vieux pêcheur avise une cabine téléphonique à une centaine de mètres. Il décroche et compose le numéro de la police. Rien. Aucune tonalité. En effet, dans l'après-midi, on avait annoncé une coupure de courant. Quelle guigne ! Et le plus proche commissariat de police était à une trentaine de kilomètres : c'était un trou paumé. Il prit un couteau de cuisine et sa pique à brochettes (il enlevait les arêtes sur son bateau) et se dirigea vers la maison. Il y a un digicode : heureusement, il connaît tous les codes de la ville. Une fois la porte poussée, il se dirige vers le premier étage. La lumière est allumée, Quelques gouttes de sang scintillent devant la porte. Un type gras est derrière la porte. Il range des affaires avec des gants. Le type aperçoit le pêcheur. D'un fulgurant coup de poing, il l'envoie valser à l'autre bout de la pièce. Le pêcheur trouve un revolver et tire sur l'homme qui s'enfuit. Il est touché. Le pêcheur sonne chez les locataires.

  • Venez vite ! Il y a eu un meurtre ! Le type s'enfuit !

Les locataires rétorquent :

  • C'est pas une raison pour réveiller les gens en pleine nuit ! Allez, les gars, on se recouche ! On verra ça demain !

Le pêcheur était tellement sidéré que personne ne put s'occuper d'un meurtre que, d'une voix vraiment très forte ( de quoi redéboucher les tympans d'un sourd !! )

  • PUISQUE JE VOUS DIS QUE C'EST URGENT !!!

  • Oh ça va, hein !

Ils grommellent tout en allant voir. Soudain, ils ont l'air de se réveiller quand ils voient le corps. Des cris retentissent dans l'immeuble. Le pêcheur rentre chez lui et allume la télé :

On annonce que la panne de courant en France a été rétablie ...

Le pêcheur se jette aussitôt sur le combiné. Une fois le numéro de la police composé, une voix féminine retentit :

  • Allô ?

  • Je souhaiterais m'entretenir au téléphone avec le commissaire, s'il vous plaît.

  • Il est endormi pour le moment. Mais nous vous donnons les heures d'ouverture pour déposer des plaintes : de 8 h à 12 h et de 14 à ...

Le pêcheur raccroche. De toute évidence, personne ne va venir ici. Il sort. Les taches de sang ne sont pas encore sèches. Il les suit. Elles mènent à un entrepôt que personne n'aime fréquenter : Les bandes y sont redoutables. Il entre précautionneusement à l'intérieur. Un bruit sourd retentit à la cave. Et là, le pêcheur voit un homme gras comme celui qui l'a bousculé, sauf qu'il est mort. Il s'approche. Le geste qu'il ne fallait pas faire ! Une matraque siffle et l'assomme.

Un temps indéfini après, il émerge enfin du sommeil. Il remarque soudain qu'il est attaché. Des voix retentissent, amplifiées par l'écho.

  • On fait quoi, du vieux ?

  • Jette-le à la flotte !

  • Eh, c'est pas la Tamise, ici !

  • On le laisse mourir de faim ?

  • OK, ça lui apprendra à se mêler de ses affaires !

Le pêcheur n'a pas perdu un mot de la conversation. Soudain, quelque chose l'aveugle : un morceau de verre ! Cinq minutes plus tard, il sort de sa cellule ( ils ne l'avaient pas verrouillée ). Dans le couloir, un meuble est posé. Dessus, un pistolet ! Encore heureux, il avait fréquenté des écoles de tir. Un silencieux était posé à côté, ainsi que des gants. Il enfila les gants et vissa le silencieux. Un type arrivait ! La chose qu'il ne remarqua pas était l'échelle. Quelqu'un descendit de l'échelle, le bâillonna et le ligota par derrière.


Pendant ce temps, les locataires réveillés dans l'immeuble n'avaient pas perdu de temps. Contrairement au pêcheur, ils avaient réussi à crier assez longtemps dans le téléphone ( ils s'en étaient presque arraché les cordes vocales ) pour pouvoir parler avec le commissaire.


  • Mmoui ? fit une voix pâteuse de celui qui vient de se lever.

  • C'est pour un meurtre, monsieur le commissaire, dit le locataire au téléphone.

  • Et c'est pour ça que vous me dérangez en pleine nuit ! Il est presque une heure du matin ... dit le commissaire.

  • UN MEURTRE, C'EST QUAND MÊME PLUS IMPORTANT QU'UNE VIEILLE DAME QUI PERD SON CHAT ! beugla le locataire.

  • Eh oh, doucement ! dit le commissaire.

  • ALORS VENEZ, ET PRESTO, PARCE QU'ON A RIEN À FAIRE DE VOS SARCASMES !

  • Bon, bon, ça va, j'arrive ! Vous habitez où ?

  • 23, rue Vivaldi, à Montignac, dit le locataire qui s'était radouci.

  • C'est un trou paumé, ça, comment vous voulez qu'on ...

  • PEU IMPORTE CE QUE VOUS FAITES, VOUS Y ALLEZ ! ET JE VEUX VOUS VOIR AVANT DEUX HEURES DU MATIN ! SINON, ON VOUS MET LA TÊTE AU CARRÉ !

  • OK, on y va !


Le locataire raccrocha. Il était une heure douze. Qu'il se dépêche, cet imbécile de commissaire !

Histoire de ne plus y penser, il alluma la télé :

On nous annonce un meurtre à Montignac. Le commissaire Bigard est en route ...

Il zappe :

Aujourd'hui, notre super feuilleton policier «Quitte ou double» ...

Il éteint. Rien d'intéressant à la télé. Soudain, un vrombissement retentit. Une moto, sans doute. Le commissaire a fait vite ! Mais est-ce que le commissaire voyagerait seul et tirerait sur la maison avec un pistolet ?


Cinq cents mètres plus loin, le commissaire et sa troupe filaient à toute allure vers l'immeuble. Quand ils arrivèrent, ils ne virent qu'un bâtiment percé de trous, puis virent un motard s'enfuir à toute allure. Deux motos le prirent en chasse.

Une rafale de mitraillette retentit. Une des motos qui suivaient le motard tomba. De sa voiture, le commissaire vit des taches de sang. Il aboutit à l'entrepôt, où il s'arrêta et descendit. Arme au poing, il avança. Une détonation étouffée retentit.

Il riposta.

  • Aïe !

Il se dirigea vers l'endroit d'où provenait le cri, et découvrit ... le pêcheur !

  • Qui êtes-vous ? dirent-ils en même temps.

  • Je suis le commissaire Bigard, dit le commissaire.

  • Je ne suis qu'un honnête pêcheur de la ville, dit le pêcheur.

  • Honnête ? On ne tire pas sur les gens quand on est honnête !

  • Je pensais qu'ils reviendraient ...

  • Qui ça, ils ?

  • Ceux qui m'ont enlevé. Je vais vous expliquer ...

  • Bon, bon, vous me direz tout ça au commissariat.

Une sonnerie retentit. Un juron l'accompagne :

  • §@&#^ DE PORTABLE !

Le commissaire tire. Un homme tombe, mort. Il revient dans sa voiture et constate qu'un message a été laissé sur son GSM :

CAPTURE CHAUFFARD DE LA ROUTE.

Il arrive. Les policiers posent déjà au motard une tonne de questions. Il explique :

  • On faisait un trafic de drogue et de munitions. On a assassiné le gros parce qu'il avait eu vent du trafic et parce qu'il avait tué notre commanditaire. Tout ça devait se dérouler sans témoins.

Les policiers mirent le type sous les verrous et c'est ainsi que se termina cette sordide affaire.

FIN


Roger Hit : Texte n °6 (5 pages)

Samedi 11 Août 2007 à 12:14

Publié par villiersbg dans Mes textes

Voici la sixième (et probablement avant-dernière) nouvelle de Roger Hit. Dites-m'en des nouvelles !

Dans les méandres du temps

Bonjour, je m'appelle Hit, Roger Hit. J'ai 36 ans et j'ai été cryogénisé de 2011 jusqu'en 2047, où on m'a fait prisonnier. Survivrai-je ? Retrouverai-je un jour mon époque ? Tout cela n'est hélas que supposition. Excusez-moi, il faut que je vous quitte un instant, sinon ils vont me fouetter à coups de câbles électriques. Enfin, passons.


Je suis dans le bagne Robota III. Je suis prisonnier durant un mois et demi dans ce fichu bagne. Je comptais revenir sur Terre, eh bien c'est réussi. Mais j'aurais voulu y revenir libre et dans mon époque ! Mais attendez que je vous explique mon travail dans ce bagne :

Nous devions dissoudre des pierres qui m'étaient jusqu'à présent inconnues, comme la driorite1, la sraite2 et j'en passe. Nous descendions à des kilomètres de la surface, via des tunnels qui, étonnement, ne se rebouchaient pas. La chaleur était intense : 45°C avec les refroidisseurs qui pouvaient refroidir la température jusqu'à 1000°C de moins. Avec quatre refroidisseurs, on pouvait aller très loin, jusqu'au noyau externe, peut-être. Sans les refroidisseurs, à mon altitude (50 km en-dessous du sol), les températures allaient jusque 1100°C.


Pour le moment, je devais dissoudre dix-huit pierres de driorite, très rares. J'en dénichai une dans le mur du fond. Nous avions une puce antigravité, qui nous permettait de nous déplacer comme si on était en apesanteur. Les refroidisseurs avaient le même système, sauf qu'ils pouvaient se déplacer en plus. Les refroidisseurs vous entouraient d'une sorte de plastique bleu transparent qui vous protégeait du chaud et du froid. Enfin, à plus de 1020°C, les refroidisseurs n'arrivent pas à bloquer la chaleur. Et il faisait 1045°C.


Je me déplaçai jusqu'à la pierre de driorite. Elle était solidement encastrée dans la paroi. Je versai trois gouttes d'acide puis me mis à cinq mètres. La pierre explosa, projetant une langue de feu de trois mètres et demi. Une petite pierre d'un orange étincelant tomba de l'endroit où était la pierre cinq secondes auparavant. Je l'attrapai au vol. Je la mis discrètement dans ma poche. Personne ne m'avait vu. Je regardai le pot d'acide. Il était à moitié vide. Cela faisait un mois et demi que je cachais des pierres, que j'étais arrivé ici, et personne ne m'avait libéré. J'avais pourtant rapporté le nombre de pierres nécessaires. Soudain, je vis quelqu'un me faire un message en morse3 du haut du tunnel. Il voulait me voir. Je remontai. La personne qui avait fait le message était un vieux général, qui me dit :

  • Un visiteur aimerait vous parler ...

  • Qui donc ? dis-je, assez étonné.

  • Un visiteur du nom de Johnson, me répondit le général.

J'étouffai un juron. Johnson ! Décidément, il ne m'accorderait pas un instant de répit, même dans une autre époque ! Malgré tout, j'allai à la grille où un garde dit à Johnson, de l'autre côté :

  • 'Pouvez passer.

On me conduisit dans une cellule d'attente truffée de capteurs, de micros, de caméras et de drons4. Ces derniers me faisaient particulièrement peur, mais la peur nous faisait trop transpirer, il fallait donc penser à autre chose ...

Johnson arriva. Cheveux poivre et sel, moustache grise, points noirs sur le nez et cernes sur les yeux fatigués, si on ne m'avait pas dit que c'était Johnson, je l'aurais pris pour un visiteur classique.

  • Quinze minutes, dit le garde.

On nous emmena dans une cellule spacieuse, confortable en apparence, mais qui était exactement comme la précédente, dangereuse. Elle contenait deux fauteuils, un pour le détenu et un pour celui qui désire lui parler, le tout séparé par une vitre blindée de cinquante centimètres résistant à l'acide carbonogène5.

Johnson chercha ses mots, ne les trouva pas puis griffonna frénétiquement un papier pendant quelques minutes, s'arrêtant parfois pour lever les yeux au ciel et finalement l'enroula par un des trous qui servent à se parler correctement sans que l'un ou l'autre n'entende pas6. A ce moment, j'eus l'impression qu'une trape se libérait en haut...

Le dron se mettait en action ! Je m'efforçai de me calmer puis je pris le papier et je le lus :

Lulotcffuyptlxlvvlwmcevsoaztyvukwqeivlrtwghxnwzdzxcayajxccerdbaywewem.


Johnson avait complètement disjoncté ! Soudain je vis que sur chaque coin, il y avait une lettre :

En haut à gauche, C, en haut à droite, O, en bas à gauche, D, et en bas à droite, E.

C.O.D.E.

Code.

En-dessous du charabia de lettres, un nom avait été inscrit :

Vigenère.

Et en-dessous, souligné frénétiquement :

Clé : transit.

Johnson voulait m'avertir de quelque chose, mais de quoi ?

  • L'entretien est terminé.

J'eus un mouvement de surprise. J'avais oublié que le garde était posté dans la cellule. Johnson avait fait passer le message discrètement mais pas assez pour que le garde ne le remarque pas.

  • À qui est ce papier ? me demanda le garde.

Des gouttes de sueur perlaient sur le front de Johnson. Je mentis :

  • C'est mon .... euh, mon .... mon papier de tâches !

  • Mmm, fit le garde moyennement convaincu.

Soudain une petite sonnerie discrète retentit sur le TOP7 du garde. Comme la voix de l'expéditeur s'entendait de loin, je pus suivre la conversation :

  • Allô ? Ah, c'est vous, Dack. Quels sont vos ordres ?

Je réprimai un cri. Il y a deux mois, il était prisonnier et aujourd'hui, il commandait les gardes ! J'écoutai la suite :

  • ... exécuterez demain à l'aube. Pas de trace, compris ? disait Dack.

  • Pas de problème ! dit le garde, vous pouvez me répéter le nom du condamné ?

  • Fritz Gérard Roger Hit Vaal.

Moi ? Encore une fois, je me retins. En effet, j'avais un grand-père allemand du nom de Fritz, un père français, Gérard et une mère néerlandaise, Julia Vaal, d'où le deuxième nom de famille, mais comment Dack savait-il tout ça ?

J'écoutai ce qui se dit ensuite.

  • ... Vous l'avez trouvé dans le répertoire ? disait Dack.

  • Affirmatif, dit le garde, et il est en ce moment à deux mètres de moi, au parloir.

  • Imbécile ! jura Dack. Il vous aura entendu ! Préparez l'acide fluoroantimonique et l'acide carbonogène ! Prenez des récipients en téflon, n'oubliez pas !

Clic.

La connexion avait été coupée. Le garde prit deux petites fioles en téflon et s'approcha :

  • Voici votre savon liquide !

  • Hmm ... dis-je, alors pourquoi y a-t-il écrit acide fluoroantimonique et acide carbonogène dessus ?

Je donnai brusquement un coup de pied ferme dans les deux fioles. Elles éclatèrent au contact de la vitre du parloir et les deux acides se mélangèrent et firent une magnifique explosion qui me projeta vingt mètres en arrière. D'après ce que l'on m'a dit, le mélange de deux acides forme un acide dévastateur qu'on a décidé d'appeler acide rogerhittique en mon honneur.


***


Johnson sortit en courant de la salle. Je regardai le papier de Johnson et je vis.

Lulotcffuyptlxlvvlwmcevsoaztyvukwqeivlrtwghxnwzdzxcayajxccerdbaywewem.

Code.

Vigenère.

Clé : TRANSIT

Tout s'éclairait dans mon esprit. J'avais déjà observé une démonstration du chiffre de Vigenère, mais on le considérait comme un code. Je regardai le garde. Il était mort. Je pouvais donc déchiffrer le texte sans problème. D'abord j'installai un tableau à sept colonnes. Au sommet j'inscrivis TRANSIT (une lettre par colonne) puis j'inscrivis au-dessous le numéro des sept lettres moins 1, donc 19-17-0-13-18-8-19. Je réfléchis.


Une heure plus tard...

Si mes calculs étaient exacts, ce que Johnson avait codé signifiait :

Voici un moyen de s'évader : le soir, appuyez sur le bouton rouge, la liberté vous est offerte !

Ma montre indiquait 20 heures 56 minutes. Il faisait nuit. Mais dans la pénombre, je vis un bouton rouge à la sortie du parloir. Il était marqué « Autodestruction totale ». Apparemment, la langue universelle n'est plus l'anglais, mais le français. J'appuyai sur le bouton.


**

Quelque part dans le bagne :

  • Hit va mourir demain, on est tranquilles, dit Enron.

  • Un peu de « champagne », comme disent les humains, pour fêter ça ?

Soudain, la maison trembla. Le champagne 2007 Grande cuvée se renversa. Enron et Dack quittèrent la maison des gardes juste à temps. Huit secondes après, elle tomba.

  • Mais qui a bien pu faire ça ?

  • Moi !

J'étais sorti du parloir. De nuit Dack et Enron ne me remarquèrent pas tout de suite. Je pris une fiole en téflon que j'avais remplie d'acide rogerhittique.

  • Dites-moi le moyen de rentrer chez moi sinon je vous asperge !

Enron dit :

  • Il n'y en a pas.

  • Quoi ???

  • Si, il y en a un, dit Dack, mais il est très aléatoire.

  • Quel moyen ?

  • Utilisez le téléporteur et programmez l'année où vous souhaitez atterrir. Vous atterrirez à une période de l'année aléatoire. Vous voulez essayer, Hit ?

  • Oui.

  • Très bien. Voici le téléporteur.

Je programmai l'année 2011. Quand je voulus regarder Dack et Enron, ils avaient disparu. Je respirai un bon coup et j'appuyai sur le bouton.

13 Decembre 2011.

J'eus l'impression de tomber sur le sol. Il neigeait. Je regardai ma montre : 12 heures 08, 13 décembre 2011. J'étais parti en mars. Que s'était-il donc passé entre-temps ?

  • Tiens, voilà le vrai Roger qui revient ! dit une voix que je connaissais bien.

Je me retournai ... et je vis quelqu'un qui me ressemblait en tout point.

  • Mais qui êtes-vous ? dis-je.

  • Roger Hit.

  • C'est impossible, c'est moi le vrai Roger Hit !

  • Vous plaisantez, j'espère !

  • Non.

Soudain, mon clone disparut. C'était un spectacle délirant. Il est vrai que vous n'avez jamais rencontré dans la rue, votre parfait clone. Mais là ! Les scientifiques disent que cela crée une incohérence temporelle, et, au bout de quatorze mois, l'original, plus faible que le clone, disparaît définitivement. Il me faut faire le plus vite possible pour pouvoir mettre la main sur le clone et il ne me reste qu'un an et deux mois.


Hit va-t-il disparaître totalement de la planète ?

Pour le savoir, lisez l'épisode suivant (et probablement le dernier)

Roger Hit contre Roger Hit.


FIN

1Ce matériau est très explosif au contact de l'acide, au centre se trouve une pierre de la taille d'une phalange trois fois plus précieuse que le platine. Radioactif. Ces pierres font la richesse du bagne.

2Matériau rejetant des vapeurs toxiques au contact de l'acide, contient une minuscule pierre huit fois plus précieuse que l'or. Radioactif. Ces pierres font la richesse du bagne.

3Langage utilisé via signaux lumineux pour transmettre des messages.

4Appareil servant à mesurer la transpiration du prisonnier. Si elle est trop forte, le prisonnier converse (forcément pour la machine) avec un ami pour le tirer de prison. Il meurt suite à une balle logée dans le ventricule gauche via un fusil caché en haut de la pièce.

5Deux fois plus corrosif que l'acide fluoroantimonique, c'est l'acide le plus fort du monde. Il a été découvert en 2030 (d'après mon ami de cellule).

6Aucun danger pour celui qui parle, les micros retransmettent la voix du détenu.

7Transmetteur d'Ondes Portable. Permet de recevoir des messages provenant d'un lieu particulier et de voir son expéditeur. Le TO du garde est branché sur l'onde 400.8 (Bagne Robota III)

Roger Hit : Texte n°7 (8 pages)

Vendredi 09 Mai 2008 à 21:59

Publié par villiersbg dans Mes textes

Voici la dernière nouvelle de Roger Hit. Ceux qui me lisent maintenant, merci de m'avoir suivi. Laissez vos commentaires pour que je puisse retravailler en conséquence et bonne lecture !

Roger Hit contre Roger Hit


Bonjour, je suis Roger Hit, voyageur dans le temps et survivant miraculeux. J'ai été cryogénisé, condamné, devenu criminel numéro 1 dans les fichiers de la police, et me voici de retour sur Terre en décembre 2011. Seulement, j'ai fait une rencontre imprévue : je me suis rencontré. N'allez pas croire que je divague : seulement, je dispose de quatorze mois pour détruire mon clone, sinon il me détruira. Huit mois sont passés, et je ne l'ai pas retrouvé. En ce mois de juillet 2012, il me reste six mois à vivre.


Huit mois. Du temps perdu pour me retrouver. Les ruelles de Sarlon1 étaient un endroit où rien ne pouvait se cacher. La propreté incroyable de la ville faisait que si quelqu'un voulait se cacher, il ne pouvait aller nulle part. Et pourtant, mon clone m'échappait. Les scientifiques estiment à quatorze mois et douze heures la durée de vie d'un homme s'il existe un clone de sa personne. Passé ce délai, le clone devient indépendant et la personne originale est considérée comme inexistante, puis finit par disparaître. Moi, il me reste six mois à vivre. J'ai passé huit mois à me chercher. Huit mois de traque. Huit mois perdus. C'est ce soir qu'il se passera quelque chose, j'en suis sûr !


**


Rien. Comme d'habitude. Mon trois-pièces était un peu poussiéreux, après mes neuf (en réalité deux mois et demi) mois d'absence, mais un peu de rangement l'a rendu tout à fait acceptable. Le soir, une fois rentré, j'entendis un craquement sur le parquet. Et je regardai soudain le sol : mon trois-pièces n'avait pas de parquet !

Je me souvins soudain que mon double avait laissé une adresse, et c'était celle que je venais de suivre inconsciemment. Mais la dernière fois qu'un craquement s'était produit sur mon trois-pièces, je m'étais retrouvé catapulté en 2047. Je n'étais pas curieux de savoir ce qui faisait ce bruit. Le bruit provenait du salon. Je jetai malgré tout un coup d'oeil.

Et je retins un cri de joie.

Mon double se roulait une cigarette assis sur un fauteuil du salon.

Je vérifiai que ma Kalachnikov était en bon état de marche. Elle était chargée. Je me préparai.


L'angle de visée était excellent.

Une voiture faisait beaucoup de bruit dehors, il n'entendrait rien.

Il me tournait le dos.

Toutes les conditions étaient là pour le tuer.

Je tirai.

Il tomba. Je me précipitai pour le voir de plus près. Et je retins un cri. La personne que j'avais en face de moi n'était pas mon clone, mais bel et bien ... Richard Johnson2 !

  • Bonsoir, Hit !

  • Bonsoir !

Je retins un sursaut. Je ne pris pas la peine de me retourner. Les voix de ces deux personnes m'étaient suffisamment familières pour cela. Fabian Dack et Roger Hit bis.

Je n'avais pas envie d'aller trente-six ans plus loin. Je décidai de me jeter sur mon clone. Cependant, il avait évité le coup et je m'étais littéralement écrasé contre le mur. Je me retournai et ce que je vis me dit que je n'étais pas au bout de mes peines.

Quelqu'un venait d'entrer dans la pièce. Ce n'était pas Enron, mais une forme de type humanoïde de deux mètres cinquante avec une carapace de fer. Le matricule inscrit était Z-993. Apparemment, le Z-99 était équipé d'un armement lourd. C'est alors que le canon plasma-acide triflique4-glace5 se mit à fonctionner. Le coup de semonce passa à trois mètres de moi. Une explosion se produisit. Une demi-seconde plus tard, il n'y avait plus rien. Il me visa.

Apparemment cette merveille de l'armement d'Urëtöm avait été catapultée de 2049 jusqu'ici. La créature s'apprêta à tirer. Je me projetai vers la gauche. Le tir fit une deuxième explosion puis un trou géant dans le mur. Les trois quarts du mur restant s'effondrèrent, et je vis que nous étions au onzième (mon clone avait acheté un trois-pièces au onzième étage de l'immeuble juste à côté de mon ancienne maison). Soudain, quelque chose passa très vite, me bouscula et, étant au bord du vide, je basculai. Je fermai les yeux. Mais, à cinq mètres du sol, ma chute s'arrêta. Je crus que j'avais atterri sur le toit de la maison d'en face, puis je remarquai une lueur violette qui m'enveloppait. Plus exactement, une sorte de cocon. Plus tard, j'appris que ce cocon, technologie daquiréenne6, se nommait dresoyurt7. Mais revenons à moi ... Pris dans ce cocon, j'essayai de m'en dégager, et je me rendis compte que je ne pouvais plus bouger. Je levai les yeux et je vis, au bord du onzième étage, Dack tenir un tube d'où partait un peu de matière violette. Puis il s'en alla tranquillement. J'étais coincé, à cinq mètres du sol. Le cocon laissait passer l'air, j'en aspirai quelques bouffées. Je me rendis compte hélas trop tard qu'il était chargé de gaz soporifique. Mes paupières étaient lourdes ... Si lourdes ... Je m'endormis une vingtaine de secondes plus tard.

***

Je me réveillai brutalement. J'étais en dehors du cocon, dans une chambre capitonnée d'environ une dizaine de mètres carrés. Le papier peint se décollait par endroits, et l'odeur de renfermé était insupportable.

À première vue, rien ne s'était passé, et c'est là que je vis le calendrier où était entourée une date : ma date de mort, le 13 février 2013 à minuit huit. Par un automatisme, je regardai ma montre, celle qui, hélas, m'avait déjà fait part des pires nouvelles possibles, et celle-là l'était :

Ma montre indiquait : 10 février 2013.

En ce jour que je ne peux pas voir, il me reste moins de soixante-douze heures à vivre.

Je me relevai brusquement. Des pas retentirent dans le couloir où était la porte barricadée. J'entendis nettement un bruit de meubles déplacés. La porte s'ouvrit. J'examinai le visage de mon geôlier. Il était masqué par une cagoule. Il me dit :

  • Je m'appelle Radh. Je suis votre gardien de cellule. Si vous tentez de vous échapper, la pastille verte attachée à votre vêtement libérera de l'acide chlorhydrique, vous tuant par la même occasion, la pastille étant attachée au niveau du coeur.

Je réprimai un sursaut de frayeur. Une goutte de sueur perlait au bout de mon front. Elle tomba par terre. Mon geôlier continua :

  • Pour votre bras gauche, nous vous donnerons une prothèse améliorée qui vous permettra de travailler.

  • Pardon ?

  • Nous vous donnerons une prothèse pour votre bras gauche, répéta le garde d'un air surpris.

Je regardai alors mon bras gauche, et je réprimai un cri : Le bras avait entièrement disparu. Le clone prenait son indépendance ! Je devais sortir de cette prison infernale ! Le garde sortit, me laissant seul. Je regardai l'endroit où je m'étais réveillé et j'aperçus un sarcophage de cryogénie ! Ces appareils étaient plus résistants que je le croyais 8 ! J'observai ma cellule :

  • Quatre murs en ryditrium9 triple épaisseur,

  • Une couchette en acier avec une couverture en acrylique d'une épaisseur de neuf millimètres,

  • Une table en bois pourri,

  • Une lampe nue,

  • Une porte en acier blindé,

  • Un visiophone,

  • Une sorte de chatière et, à côté, un tableau où se trouvait une trentaine de boutons.

Je me précipitai vers le visiophone. Il se mit à crépiter, de la neige cathodique apparut sur l'écran. J'entendis une voix, ponctuée de grésillements :


  • Monsieur Hit ... *crr* ici vous-même *crr*.

  • Hein ?


Quoi ? Mon clone avait accès ici ?


  • Vous allez bientôt *crr* mourir. J'ai ici *crr* du poison et je peux en verser dans votre *crr* nourriture, si vous voulez mourir plus *crr* vite ...

L'image de mon clone apparut, et la transmission se fit soudain plus claire, comme si je devais mieux entendre ces mots mieux que les autres :


  • Ce poison provoque la mort cent vingt secondes après l'absorption, sauf si vous absorbez l'antidote entre-temps. Dans trois jours, vous allez mourir. Quel choix prendrez-vous ?

  • La vie, répondis-je.

J'allais essayer de l'énerver afin de sortir d'ici :


  • Très drôle ! Vous savez qu'il me suffit de faire un geste pour que votre capsule d'acide s'ouvre ?

J'allai essayer de bluffer :

  • Oh, vous savez, elle s'est déjà ouverte, alors je ne vois pas ce qui m'empêcherait de sortir d'ici !

  • Et pourquoi ?

  • Eh bien, il m'a suffi de ronger le mur avec l'acide chlorhydrique et un mélange d'acides de ma composition ! Il ne me reste plus qu'à sortir !

  • QUOI ? fit mon double, son visage affolé ne se contenant plus. Gardes, bloquez toutes les issues et tuez cet homme s'il est encore dans sa cellule !

  • Comme quoi, la prochaine fois, faites des cellules plus solides !

La communication fut coupée. Mais je savais qu'abuser du bluff dans cette situation, c'était signer son arrêt de mort. Plus aucun espoir de m'en sortir. Il ne me restait aucune chance de m'en tirer. Soudain, une lumière violette apparut, puis une bleue, puis une verte, qui convergeaient vers le centre de ma cellule. Je sus alors que Dack arrivait. J'étais définitivement fichu. F-I-C-H-U. Il apparut finalement, vêtu de noir, comme pour célébrer mon enterrement. Je me levai. Il me tendit la main :

  • Venez, Hit.

  • Quoi ?

  • Venez.

Une bouffée d'espoir m'envahit. Dack venait à mon secours. Je tendis la main. Un petit point bleu pas plus grand qu'une bille apparut deux mètres au-dessus de nous. J'entendis les gardes approcher. Un rayon noir traversa la cellule. La bille bleue de Dack était devenue si grande qu'elle nous enveloppait tous les deux. Soudain, un flash intense me força à fermer les yeux. Quand je les rouvris, nous étions dans Trill10. On m'avait souvent parlé de cette ville, mais c'était la première fois que je la voyais. Ce qui était incroyable, c'était que Dack puisse repérer cette ville et le fait qu'il ait pu la transformer en quartier général. Dack s'avança. Je le suivis et me rendis compte que nous nous enfoncions littéralement dans le sol recouvert de pavés. Je dis à Dack :

  • Mais où m'emmenez-vous ?

Il se contenta de répondre :

  • Vous verrez bien ...

Nous arrivâmes dans un couloir de forme cylindrique faite en un métal impossible à reconnaître à la vue ni au toucher. Ce métal était chaud. À l'arrivée, une pièce d'environ une quarantaine de mètres carrés avait la même ambiance que le couloir, une ambiance de laboratoire expérimental. Dans le fond, un gros missile dans lequel un homme pourrait se nicher avec son lanceur, à droite, une table de travail sur laquelle on avait posé mainte paperasse. Au centre, une sorte d'appareil qui ressemblait curieusement aux appareils de téléportation comme on en voit dans les bons films de SF.

Curieusement, j'avais besoin de sommeil. Je m'endormis.

Un temps indéterminé après, je me réveillai. Dack s'avança vers moi :

  • Savez-vous quel jour nous sommes ?

Ah non. Pas ça.

  • Nous sommes le 12 février 2013. Vous avez passé deux jours en léthargie.

Quoi ! Je demandai :

  • Et ... Quelle heure est-il ?

  • Il est 18 heures 30.

  • Quoi ! J'ai encore six heures à vivre, et vous êtes en train de m'indiquer l'heure ! Il faut aller tout de suite capturer ce clone !

  • Hum ...

Dack se racla la gorge.

  • Eh bien ... (il évita mon regard) j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

  • Commencez par la mauvaise, dis-je en me demandant ce qui pourrait être pire que le fait que je vais mourir dans six heures.

  • C'est un peu dur à expliquer ... Faites quelques pas, je vous apporte un miroir.

J'essayai de marcher. À ma grande stupéfaction, je n'y parvins pas. Je réessayai, sans plus de succès. Dack apporta le miroir. J'eus du mal à réprimer un cri. Il ne me restait que ma tête, que ma tête ... Le clone avait conquis l'indépendance du reste.

Je continuai malgré tout :

  • Et quelle est la bonne ?

  • C'est que le clone est ici.

  • Amenez-moi à lui.

  • Ce n'est pas la peine.

  • Pourquoi ? dis-je, un soupçon me venant à l'esprit.

  • Parce qu'il est déjà là.

Je redoutais cette réponse, et voir Roger Hit bis enlever le masque de Dack ne m'étonna pas. En revanche, une question me brûlait les lèvres :

  • Pourquoi m'avoir sauvé des gardes ? demandai-je.

  • Parce que, dans tous les cas, vous mourrez. Dans ... cinq heures et dix minutes maintenant.

  • Ignoble !

  • Oho ! On se traite soi-même maintenant ! Allez, au revoir ! À minuit neuf, ce sera un nouveau Hit qui arrivera !

  • Je crois que cela pourra attendre, dit une voix qui m'était familière.

  • Non ! Pas si proche de la fin ! Dack, tu ne m'auras jamais !

  • Alors regarde ce que je tiens dans ma main droite... Tu vas apprécier la léthargie !

Dans sa main droite se trouvait un gros tube contenant à ras bord une matière violette... le dresoyurt !

Hit bis ne voulait pas finir ses jours exécuté en léthargie avait encore un tour dans son sac ...

  • C'est ça, ouais !

  • Ah, oui, encore une chose, cet appareil est ...

  • Tais-toi ! Je me barre ! dit le clone.

Il disparut à l'intérieur de l'appareil de téléportation.

  • ... inachevé, finit Dack.

Roger Hit bis paraissait avoir trouvé ce qu'il cherchait dans l'appareil. Il ressortit, un browning à la main.

  • Pas grave, je vais d'abord achever l'ex « véritable » Roger Hit.

  • Que tu crois ! dis-je.

  • Et comment ferais-tu pour t'échapper ? demanda Roger Hit bis.

  • Je profiterais du fait que tu sois paralysé à l'heure actuelle.

  • Hein ? Oh nom de ...

Pendant la discussion, Dack avait enveloppé Hit bis de dresoyurt. Il eut beau s'arrêter de respirer une minute, le mal était fait. Roger Hit bis dormait à présent.

  • Il faut faire vite, dit Dack.

Il prit le pistolet et tira. Roger Hit bis semblait toujours dormir. Brusquement, son corps devint transparent et il disparut. Quant à moi, je sentais mes muscles réapparaître. Curieusement, j'avais gardé mes vêtements. Puis Dack vint vers moi.

  • Écoutez, Hit, dit Dack, je ne peux vous laisser partir d'ici que si vous restez sur Uretöm.

  • Moi ? Roger Hit, détective de l'espace ... Mais pourquoi ?

  • Il faudrait que vous gardiez le secret, sinon nous serions au regret de vous supprimer. Nous savons bien que nous le ferons un jour, de toutes façon. Les humains ne savant jamais garder un secret.

  • « Nous » ?

  • Moi, Président d'Uretöm, et mes ministres.

J'en restai sans voix.

- ...

  • Vous souvenez-vous du « Maître » que vous avez vu lors de votre première arrivée sur Uretöm ? Ce n'était qu'un hologramme réaliste, sans plus. Enron était un hologramme et a aussi été un traître que j'ai envoyé dans le vaisseau où vous l'avez descendu.

  • Mais pourquoi avez-vous fait cela pour moi ?

  • Parce que nous savons que vous êtes sans doute le seul homme qui puisse nous comprendre, ici. En espérant que nous nous reverrons, au revoir, Hit. La mini-fusée est à votre disposition.


Il montrait ce que j'avais pris pour un missile géant. Il possédait une ouverture secrète située à la droite du « missile » à l'intérieur duquel se trouvaient un siège, des provisions, un scaphandre et les commandes. Je revis rapidement mon scaphandre, m'attachai à mon siège, mangeai un aliment liquide dont le nom m'était inconnu et le goût totalement indéfinissable, mais ce n'était pas mauvais non plus. Avant d'actionner la commande de départ qui propulserait mon vaisseau dans les étoiles, jusqu'à la Terre, Dack me dit :


  • Bon voyage, Hit. Revenez vite.

  • Merci, Dack. Au revoir.


Puis Dack pressa la commande qui me permit de m'envoler jusqu'aux étoiles.

Jusqu'aux étoiles ...

Jusqu'aux étoiles ........


EPILOGUE


1 mars 2013. On tambourine à ma porte. J'ouvre. Une bande de gamins s'enfuit en courant. Septième faux espoir. Dack ne revient toujours pas ... Il y a plus de deux semaines, déjà, que Dack a abattu Hit bis et que j'ai retrouvé mes membres.

Soudain, un petit « toctoctoc » me remet les idées en place. Cette manière de frapper à la porte ne me rappelait pas les gamins farceurs, ni la bonne furieuse parce que j'ai sali ses escaliers cirés. J'ouvre. Dack est là.

  • Bonjour, Hit.

  • Bonjour, Dack. En fait, vous aviez raison, il y a deux semaines. Je préfère rester sur Uretöm qu'avoir une vie de tous les jours ennuyeuse.

  • Réellement ? dit Dack, un peu étonné.

  • Eh oui.

  • Soit. Si tel est votre bon plaisir ...

Il sortit une bille bleue de sa poche. Elle grandit et nous enveloppa tous les deux avant de nous transporter sur Uretöm ...

1Ville construite en juin 2011.

2Voir les deux nouvelles précédentes.

3Gardes pour les situations graves, mobilisés en majorité sur Razet (planète menant une guerre avec Ravian).

4Acide trifluorométhanesulfonique, deuxième acide le plus fort (2011)

5Le tout forme de la glace qui fond au contact du plasma et explose littéralement avec l'acide triflique. Il n'y a que le diamant qui peut y résister plus de dix secondes.

6Les technologies de la planète Naquir sont les plus avancées de l'univers 02 (L'univers 01 étant l'endroit où s'est produit le big bang, projetant tout dans l'univers 02).

7Signifie « le cocon de l'araignée » en langage naquirien.

8Regardez les aventures précédentes et vous verrez que je pensais que ces sarcophages ne conservaient le corps que trois mois environ.

9Matériau d'une résistance deux fois supérieure à celle du diamant et trente fois plus courant.

10Trill est une ville construite en 1999. Elle a été réduite en ruines. Son emplacement exact est inconnu.


 
 
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